Chronique historique : Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie

En mai 2022, la communauté des religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie soulignera le 40e anniversaire de la béatification d’Eulalie Durocher (mère Marie-Rose). Ces religieuses ont œuvré dans la région à Disraeli, Beaulac et Weedon.

Mère Marie-Rose — Eulalie Durocher

Fondée en 1843 à Longueuil par Eulalie Durocher (mère Marie-Rose) et quelques compagnes, la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie est vouée à l’éducation ; ce sont des enseignantes reconnues. En 1907, à la demande de M. le curé Carrier et de la Commission scolaire de la municipalité de Beaulac, les sœurs viennent s’installer à Beaulac-Garthby. Il faut dire qu’elles étaient à Disraeli depuis une dizaine d’années déjà. Au nombre de trois au départ, sœur Marie de la Providence, sœur Gabrielle Marie et sœur Marie Crescence, elles enseignent principalement aux élèves (garçons et filles) du village et à ceux du chemin de la Longue-Pointe.

Sœur Marie de la Providence — Cécile Paradis
Sœur Gabrielle Marie — Georgiana Moreau
Sœur Marie Crescence — Ema Frigon

Leurs conditions d’engagement se ressemblent d’un endroit à l’autre : la commission scolaire s’engage à leur fournir un logement sur un terrain avoisinant l’école, à défrayer les coûts de l’eau (s’il y a lieu), de l’électricité, du chauffage et, si possible, une partie des coûts de l’ameublement. Elles sont payées 100 $ par année. La première messe à la chapelle du couvent a lieu le 12 octobre 1912.

Leur principale fonction est l’enseignement au primaire, et plus tard de la première à la neuvième année (et, selon le besoin, de la dixième année également). L’une d’entre elles enseigne le piano au couvent. Elles montent des petites pièces de théâtre et organisent des activités pour des occasions spéciales. Elles soutiennent la foi chez les jeunes par l’apprentissage des prières et l’organisation de mouvements religieux : Croisillons, Croisés, JEC entre autres. Elles organisent des fêtes pour les prêtres de la paroisse à l’école.

Couvent des religieuses
École du village en 1912

De plus, les sœurs sont très impliquées dans la paroisse, notamment dans la préparation des sacrements (première communion, confirmation) et des messes, dans l’organisation des fêtes paroissiales (ex. la Fête-Dieu), dans l’entretien des vêtements liturgiques et la confection des linges pour le tabernacle et les vases sacrés. Les religieuses amènent les enfants à l’église pour le premier vendredi du mois, les Quarante heures, le mois de Marie et le mois du Rosaire. Pour Noël, une religieuse prépare une chorale d’enfants. Les religieuses s’occupent aussi des Enfants de Marie (filles) et des enfants de chœur pour le service de l’autel (garçons). Par l’apprentissage du catéchisme, les religieuses et les enseignantes laïques de la paroisse préparent les élèves à l’examen du mois de mai. Pour les plus grands, il y a aussi la préparation et la célébration de la communion solennelle. Pour cette étape, les jeunes « marchent au catéchisme », c’est-à-dire qu’ils sont préparés par le curé de la paroisse.

Élèves de 7e année lors de la communion solennelle (profession de foi) en 1967

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