Une première formation professionnelle en meunerie artisanale au Québec

Le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) est fier d’annoncer la première formation professionnelle en meunerie artisanale du Québec. Après plus de 200 ans de transmission de maître à apprenti, le métier d’artisan-meunier est menacé d’extinction au Québec. Faute de relève et de formation, il y a urgence d’organiser la pérennité de ce savoir-faire traditionnel. « L’annonce du départ à la retraite de plusieurs artisans a provoqué le besoin pressant d’une formation », affirme Christine Bricault, responsable de la formation au CQPV.

Des deux cent cinquante moulins à eau et à vent qui ponctuaient jadis le paysage québécois, dix moulins à farine traditionnels accueillent toujours la pratique de la meunerie artisanale aujourd’hui, et ce dans six régions du Québec. « Ces meuniers contribuent directement à dynamiser l’économie de leurs localités rurales ! », se réjouit la consultante en patrimoine culturel et spécialiste de la meunerie artisanale, Mardjan Amin.

Entre la production de céréales et leur consommation locale, la transformation artisanale peut contribuer au développement de circuits dans les régions du Québec, en plus d’inviter au tourisme gourmand. De quoi potentiellement développer de nouvelles chaînes de valeur dans ces milieux. D’ailleurs, d’autres moulins jalonnent le territoire, parmi lesquels des infrastructures démontrant un potentiel de réhabilitation certain. La formation professionnelle en meunerie artisanale du CQPV sera offerte à l’hiver 2023. Tous les détails seront dévoilés sur la page Facebook du CQPV.

Source : Annie Maisonneuve

Au sujet Guy Jacques

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