Un passionné qui a la Poly tatouée sur le cœur !

Par Ronald Martel
André Garon a ressenti un vrai coup de cœur qui dure depuis son cours secondaire à la Polyvalente de Disraeli, il n’en a jamais guéri. Il en subit encore aujourd’hui les effets, lui qui s’approche du moment de prendre sa retraite de l’enseignement et de l’entraînement des sportifs de la région, qu’il prévoit dans deux ans, avec un pincement au cœur.
Natif de Saint-Joseph-de-Coleraine, en 1962, il a été influencé par les enseignants Denis Dagenais, un organisateur hors pair d’après lui, et Ghislain Croteau, un entraîneur hors du commun. « C’étaient des professionnels, plusieurs m’ont marqué avec les valeurs qu’ils transmettaient. Ensemble, nous nous sommes battus pour ramener la 5e secondaire, qui se donnait à Black-Lake seulement au début. Ce fut tout un combat ! », assure-t-il, qui lui cause encore des frissons.
Il a complété ses études au Collège de la région de l’Amiante, comme s’appelait à l’époque le Cégep de Thetford ! Puis à l’Université Laval, à Québec, en sciences de l’activité physique, la kinésiologie aujourd’hui. « J’ai fait aussi une mineure en pédagogie, car je m’étais rendu compte que c’était difficile de faire sa vie comme entraîneur d’athlètes, c’était préférable enseignant. J’ai passé toute ma carrière à la Poly, mon Alma Mater. En 1985 d’abord par la suppléance en éducation physique. J’ai été engagé officiellement en 1987-1988, comme animateur à la vie étudiante un an, j’avais déjà la Poly tatouée sur le cœur, puis comme enseignant en éducation physique la 2e année ! », rappelle-t-il.
Il reconnaît quelques belles réalisations de sa carrière, lorsqu’il a instauré le bal des finissants pour les élèves, puis la création de l’appellation Gaulois pour l’équipe emblématique, sa collaboration plus tard avec l’Université de Sherbrooke, en athlétisme. Il a même eu le temps d’être athlète lui-même. « J’ai détenu pendant un an et demi le record universitaire de la discipline du 1500 mètres », dit-il. Il a aussi vécu la création du RSEQ, avec six équipes de hockey, la création du Programme des arts du cirque, en 2005, qui devait ironiquement durer seulement un an. « Il y a trois athlètes du programme qui en vivent professionnellement aujourd’hui, ce dont nous sommes bien fiers. Cela vaut la peine de les nommer : Marilou Verschlden, Maxim Poulin et Adam H. Grondin ».
Il vit actuellement une belle période de sa vie, son « 15 minutes de gloire », mais qui, pour lui, dure depuis le 9 mai 2025, date de son anniversaire de naissance, alors que beaucoup de personnes ont tenu à lui souhaiter « Bonne Fête ! », plus que d’habitude, selon lui. Ce qui lui a fait particulièrement chaud au cœur. Puis ce fut une apothéose à l’occasion du Gala Méritas, où a été souligné le 20e anniversaire du Programme de cirque, et où il a été intronisé au Temple de la Renommée pour sa carrière bien remplie, à se dévouer sans compter.
« Ils m’ont dit qu’ils voulaient m’honorer de mon vivant et ne pas le faire lors de ma retraite. Je sais que j’ai encore de bonnes années à donner, j’ai encore du plaisir à faire ce que je fais, j’apprécie mes élèves et je crois que mes élèves m’apprécient. C’est plus qu’une paye. Même à ma retraite, je ne vais pas délaisser la Poly, je veux continuer à tourner autour, m’occuper d’activités, des communiqués de presse, etc. Je suis heureux de ma vie, une belle vie, j’aime mon école par-dessus tout », témoigne-t-il.
« J’ai été touché par Réal Jacques, qui m’a félicité pour avoir porté haut le flambeau de l’école. On a souligné mon humanité. Je tiens ça de mes parents qui avaient une générosité incroyable, mon père avait deux emplois, ils ont élevé quatre gars dans le commerce familial, comme contracteur en excavation et camionnage. Ce fut touchant l’intronisation, où mes deux filles, Laurance et Myriam, étaient présentes, j’ai vécu toute une vague d’amour et de reconnaissance ! » Ses filles lui ont donné trois petits-fils !
L’accompagnement des athlètes qu’il entraîne tient une grande place dans sa vie, ses athlètes le lui rendent bien par leurs performances exceptionnelles, même à l’international. « Cela m’a amené à voyager beaucoup. J’ai été chanceux en me rendant avec eux en Louisiane et à Cuba, entre autres, où j’ai vécu des expériences inoubliables, puis au Texas, en Californie avec Jean-Paul Baert, la Floride, Pennsylvanie, la côte est des États-Unis, au Massachusetts et en France, en Belgique, etc. », énumère-t-il.
Il passe plus de temps à la Poly que chez lui, de tôt matin et parfois jusqu’au soir, obligeant un prix à payer avec les années, car il vit seul aujourd’hui. Le prix fort payé d’une vocation et d’une grande passion, bien assumées.
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