Depuis 8 ans, j’ai choisi de respirer votre air si frais

Personne ne m’a imposé, il y a 8 ans, le secteur sud de la MRC des Appalaches comme lieu de vie, comme région d’adoption. Je m’y suis installée, pleinement consciente des nombreux avantages que m’offrait les paysages un peu montagnard et la proximité de l’eau. Même si l’on m’a dit que de demeurer à Sherbrooke où j’habitais alors, valait mieux son pesant monétaire si l’on parle de rémunération, de salaire, de revenus. Peu importe. Guidée par une ” écoeurite absolue ” du trafic urbain, des embouteillages, des longues rues ” à immeubles couleur rouille ” et tannée de chercher des parcs urbains pour tenter de fuir la densité de la population et mon coeur ayant trouvé refuge dans l’une des localités du secteur sud, j’apprécie la vie qualité que je me suis offerte. J’aime. J’adore. Vos routes sinueuses et vos paysages boisés sont devenus miens. Vos lacs où “je me trempe gaiement la couenne”, vos forêts que je parcours en véhicule tout terrain à la fin de l’été, au début de l’automne, évidemment avant la période de la chasse. De la nature ? Plus besoin de démarrer ma voiture, ou presque, pour y avoir accès. Et que dire de ma Yansue. Elle en glousse presque de bonheur, elle qui déteste les milieux urbains.

Côté travail, je me suis bien débrouillée. Mais comme bien de mes concitoyens et concitoyennes, je suis allée travailler au pôle urbain le plus proche, c’est-à-dire Thetford Mines. Pendant trois ans, ma voiture en a ” mangé du bitume “, m’a vaillamment conduit à ” bon port “, peu importe la saison. Sauf lorsque je décidais que les conditions routières étaient moins amicales, l’hiver. Du lundi au vendredi, j’imposais, chaque jour, à mon ” rutilant carrosse “, 1h30 de voiture. Vivement l’usure kilométrique et les pleins d’essence !

Depuis janvier dernier, j’ai recommencé à travailler à Disraeli, le vendredi, au bureau de notre Cantonnier. Je m’en délecte. Pour qui m’extirpier du lit est une bataille, travailler à 15 minutes de mon domicile représente une aubaine : je pourrai flâner davantage dans mon lit le matin. Car mon cerveau évacue complètement ses brumes matinales que vers 9h30 du matin. Et hop ! Mes neurones redeviennent créatifs. Et à partir du 1 avril, je goûterai au bonheur hebdomadaire de travailler de nouveau à Disraeli du lundi au vendredi, dans un grand bureau où le fenestration apporte fraîcheur et luminosité.

Un ” p’tit SPA ” le matin, café à la main ? Fort probablement, avant d’aller travailler. Car là où je mettrai à profit des compétences au service de notre cher média, je pourrai être habillée différemment : c’est que j’ai adopté récemment le “jogging chic”, les chandails plus sportifs et les “espadrilles urbaines”. Tout ça, évidemment, en respectant le fait que je ne puis être vêtue comme une jeune adolescente de 16 ans. Ce que je suis manifestement plus.

Mais le plus important, dans votre région qui est devenue la mienne, c’est que j’ai croisé des personnes qui m’ont donné le goût d’avancer, de me dépasser, de me ” challenger ” et de réaliser mon plus grand rêve. Vous le saurez prochainement. Et c’est assez gros. Pas “big” mais tout de même fort notable.

Merci la vie ! Merci Sylvie.

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