Les pièges du temps
Hier, aujourd’hui ou demain … le temps, lui, il ne s’arrête pas !
Par | Mylène Croteau
Cela nous arrive tous de faire quelque chose et d’avoir la ferme impression que le temps a filé à la vitesse de l’éclair, alors que dans une autre situation, les minutes semblent paraître des heures, s’éternisent de soupirs ? Peu importe, dans les deux cas, trente minutes se sont écoulées, en dépit de ce que nous faisons. Hier, aujourd’hui, demain, le temps, lui, ne s’arrête jamais. Pour tous les habitants de la planète, chaque journée contient 24 heures : là où ça change, c’est que le soleil et la lune ne se lèvent et ne se couchent pas en même temps.
Tout serait donc dans la perception qu’on a du temps. Et c’est souvent ça qui peut faire en sorte qu’on se fait prendre au piège dans notre gestion des priorités . Parce que c’est une chose de bien gérer ses priorités mais il faut savoir ne pas tomber dans les pièges du temps.
Il s’agit de ton estimation du temps. Le temps, c’est aussi une question de perception et malheureusement, peu importe ce qu’on fait, c’est le propre de l’humain de sur-estimer le temps dont il dispose et de sous-estimer le temps qu’une tâche lui prendra. Autrement dit, on pense toujours qu’on a plus de temps qu’on en a en réalité.
Combien de fois nous nous sommes dit en regardant ton horaire : « J’ai trois heures de libre! Je vais avoir en masse de temps pour rédiger tout mon rapport ou encore pour faire X + Y + Z tâche. » Et je suis à peu près certaine qu’au terme de ces trois heures, certains d’entre vous (moi incluant, probablement !) étiez loin d’avoir atteint les objectifs fixés. Nous sommes tombés dans le piège. Parce que dans notre tête, on se dit que 3 heures c’est long. C’est peut-être vrai, mais ça dépend c’est long pour quoi… Tout est relatif…
Aussi, nous pouvons nous dire que d’accomplit une tâche X ne te prendra pas plus que 30 minutes alors que dans les faits, elle en a pris 60 minutes. Oups. Nous avons donc cumulé du retard sur notre liste et sur notre échéancier. Parce que ça aussi c’est le propre de l’humain de toujours planifier comme si tout allait bien se dérouler dans le meilleur des mondes. Mais on oublie trop souvent les distractions qui sont bien plus fréquentes qu’on pense.
Voici quelques lois fondamentales de la gestion du temps (et des priorités). Lisez-les attentivement. Il est impossible que certaines d’entre elles ne vous ait pas happées, dans votre volonté d’échapper au temps !
- La Loi de Pareto
Vilfredo Pareto, économiste italien du XIXe siècle, est à l’origine de la loi de Pareto, également connue sous le nom de principe du 80/20. La loi de Pareto stipule que 80% des résultats proviennent de 20% des efforts. En d’autres termes, un nombre limité d’actions peut avoir un impact majeur sur les résultats. Cette loi encourage à concentrer ses efforts sur les tâches qui ont le plus d’impact.
- La Loi de Parkinson
La loi de Parkinson a été formulée par Cyril Northcote Parkinson, un historien et essayiste britannique. Elle concerne l’expansion du travail. Selon la loi de Parkinson, le travail s’étend pour remplir le temps disponible pour son achèvement. Autrement dit, si vous donnez à une tâche un délai plus long, elle prendra plus de temps à être accomplie, même si elle aurait pu être terminée plus tôt.
- La Loi de Hofstadter
Douglas Hofstadter est un scientifique cognitif et professeur d’Université américain. Il énonce que : « Tout prend toujours plus de temps que prévu ». Cette loi met en évidence notre tendance à sous-estimer le temps nécessaire pour accomplir une tâche, même en ayant conscience de cette tendance.
- La Loi de Murphy
Edward Aloysius Murphy était un ingénieur aérospatial américain. Sa loi est probablement la plus connue de toutes. Cette loi postule que « si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira inévitablement par mal tourner ». Cette loi souligne l’importance de prévoir des marges de manœuvre dans la planification pour faire face aux imprévus.
- La Loi de Carlson
Sune Carlson était un psychologue du travail suédois. Il a défini une loi concernant l’interruption du travail. Cette loi affirme que le travail interrompu est plus long et plus fatigant que le travail ininterrompu. C’est un plaidoyer pour l’importance de la concentration et de l’élimination des distractions. Elle est particulièrement utile aujourd’hui dans la gestion de notre téléphone portable au travail.
- Loi de Swoboda-Dliess-Teltscher
Cette dernière suggère que les processus physiologiques et psychologiques des êtres humains suivent des cycles naturels et prévisibles. Le principal enseignement de cette loi et qu’un manager doit savoir trouver son rythme. Il est essentiel de savoir profiter des moments de forte concentration pour réaliser les tâches les plus difficiles.
- La Loi de Laborit ou le concept du moindre effort
Laborit a exploré divers aspects de la psychologie et de la physiologie, notamment comment les êtres vivants tendent à choisir des chemins qui minimisent le stress et l’effort physique ou psychologique. Selon Laborit, dans une situation donnée, les individus (et les animaux) ont tendance à choisir l’option qui leur semble demander le moins d’effort ou de stress.
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