L’écosystème aquatique du Grand lac Saint-François sous la loupe des chercheurs!

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Dans l’ordre habituel : Roger Lamothe (Association des riverains du Grand lac Saint-François), Michelle Thibault (Regroupement pour la protection du Grand lac Saint-François), Claude Grondin et Annabelle Avery (Fondation de la Faune du Québec), Eric Lessard (Parc national de Frontenac) et Guy Lessard (Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches).

Une campagne d’échantillonnage débutée à l’été 2013, dans le cadre d’un important programme de recherche portant sur la biodiversité du système aquatique du Grand lac Saint-François, s’est poursuivie le 24 juillet dernier.

À cette occasion, des représentants de la Fondation de la Faune du Québec (FFQ) avaient été conviés par le Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches (CRECA) et le Regroupement pour la protection du Grand lac Saint-François (RPGLSF), à participer à une tournée de familiarisation sur le lac alors que deux équipes d’étudiantes à la maîtrise étaient à l’œuvre pour compléter la collecte d’échantillons nécessaires à leurs travaux.

Ainsi, monsieur Claude Grondin et madame Annabelle Avery, respectivement directeur des initiatives fauniques et coordonnatrice de projets à la FFQ, ont ainsi pu constater de visu les travaux menés sur le GLSF, dans le cadre de cette étude qui cherche à répondre aux 4 questions suivantes : 1. Comment ont varié la qualité de l’eau et l’abondance des cyanobactéries du GLSF au cours des 200 dernières années; 2) La construction et l’utilisation du barrage Jules-Allard ont-elles altéré la trajectoire de la qualité de l’eau et les abondances de cyanobactéries; 3) Les abondances en poissons et macro invertébrés sont-elles moins élevées dans le GLSF comparativement à des lacs similaires qui ne subissent pas ou peu de marnage hivernal; 4) La structure des communautés de poissons et d’invertébrés benthiques du GLSF diffère-t-elle substantiellement de celle de lacs similaires qui ne subissent pas ou peu de marnage hivernal.

En effet, bien qu’une portion substantielle de ses berges fasse partie intégrante du parc national de Frontenac, le GLSF fait face à de nombreuses pressions anthropogéniques dont l’une des plus préoccupantes est liée à l’amplitude annuelle du niveau d’eau du lac découlant du marnage hivernal associé à l’exploitation du barrage Jules-Allard.

C’est dans ce contexte que le Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches (CRECA) s’est associé à la Fondation de la Faune du Québec (FFQ) et au Regroupement pour la protection du Grand lac Saint-François (RPGLSF), pour approcher le Centre de la science et de la biodiversité du Québec (CSBQ), afin d’initier ce projet qui implique la collaboration de chercheurs de l’Université McGill et de l’Université du Québec à Rimouski, ainsi que de Mitacs-Accélération, un programme qui offre à des étudiants stagiaires l’occasion de mettre en pratique leurs connaissances théoriques en situation réelle.

Selon l’échéancier prévu, les conclusions de l’étude devraient être graduellement publiées entre la fin de l’année 2014 et l’hiver 2016.

Source : RPGLSF/Eric Lessardcherche

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