Par | Daniel St-Laurent
Nous aimons le soleil, douze mois par an. Nous chérissons les lunes scintillantes. Cette joie d’être au cœur de l’Univers. Un cœur, une fleur, un papillon. Le printemps commence à se faire sentir. La terre dégèle. Des bourgeons émergent avec éclat. La vie reprend une danse nouvelle. C’est formidable, nous adorons cela.
Quel type d’été désirons-nous? Tu le sais, la vie passe si rapidement, à tel point qu’il est facile de passer à côté. Cette envie de dessiner du soleil sur mon chemin. J’ai du temps, je me l’accorde. Choisir d’ouvrir les yeux, de regarder plus loin que son petit monde quotidien.
Je partirai en voiture vers des lieux que je ne connais pas vraiment; pas trop loin, juste assez pour vivre quelque chose de nouveau. Et tout cela en musique. J’apporterai mon déjeuner, mon appareil photo. Je pique-niquerai au bord d’une rivière, d’un lac, dans une forêt. Je serai à l’écoute des oiseaux qui m’inviteront dans leur monde, leur petit paradis. Pas besoin de beaucoup. Juste être dans l’instant présent. Vivre le cœur grand ouvert. J’aurai mon carnet de notes pour me laisser porter par la poésie de mes propres racines. Je serai zen, en harmonie avec le silence de la terre. J’aurai mon arbre en moi, les branches largement déployées.
L’été, un privilège d’exister dans mes refuges secrets, en paix. Partout, il y a des conflits. Ai-je besoin de m’y accrocher? Non, vraiment pas. Tout est si éphémère. Je choisis la beauté, la vie. Je me déconnecte, libre comme le vent. Le soir, j’irai sous les étoiles, m’étendre, respirer, savourer ces instants magiques, remercier en pleine conscience le privilège d’être complètement ici, entouré de splendeur. J’écoute le ruisseau naître, renaître. Un jour, j’aurai une étoile à raconter. Je garde pour bientôt la carte postale à vivre. Je prends la clé de la liberté, un sandwich gorgé de soleil, une gourde remplie d’eau fraîche, un morceau de gâteau délicieux.
Un pas en avant vers une nouvelle aventure.
J’ai un papillon heureux, mon sac à dos collé à ma peau. Je siffle avec le vent et les oiseaux. Paradis d’un été, là où le cœur chante, plus libre, sans entrave pour accéder à ces roses sauvages. Non, ceci n’est pas un poisson d’avril, plutôt une rivière qui coule en moi. Je me promets du bonheur. Point. Heureux renouveau, au nouvel âge, au temps tout neuf.
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