Je suis repue, rassasiée, les joues en feu.
Je me suis trémoussée,
Je me suis fait aimer.
Mais je dois passer aux aveux.
J’en suis à l’aurore de ma vie,
En l’impression d’un certain déclin vers mon crépuscule.
J’aurai bientôt 15 printemps fleuris,
Mais mes pétales sont flétris.
Je paie maintenant ma dîme.
Je dois assumer de ma jeunesse,
L’éclat de nos enflammées caresses.
Je porte maintenant le fruit de nos ébats teintés de maladresses.
Tendresse maintenant oubliée,
Reléguée aux confins de mes réminiscences.
Car jamais je ne pourrai oublier,
Toujours je me souviendrai.
Lorsque les bourgeons des arbres seront éclos, révélant l’arrivée de l’été,
Lorsque les lilas gratifieront l’air d’un délicat parfum,
Lorsque les oies bavardes entameront leur long périple vers des blanches contrées,
Mes 15 printemps fleuris ressembleront désormais à des automnes défunts.
Je me suis repue, rassasiée, les joues en feu.
Je me suis trémoussée,
Je me suis fait aimer.
Et de ma poitrine, des sanglots déchirants sont emmurés.
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