Par | Mylène Croteau
“Avoir un oeil de lynx” ou “le compas dans l’oeil”
Absolument. Pour produire à chaque mois le journal Le Cantonnier, l’équipe de rédaction doit avoir une plume journalistique précise, pour rapporter des événements ou pour traduire avec exactitude la pensée ou le raisonnement de l’interlocuteur, celui dont les propos seront énoncés. Tout comme les personnes qui effectuent la conception graphique du journal, lesquelles doivent déterminer avec une précision presque chirurgicale les dimensions des colonnes, de l’espace entre elles et des interlignes, notamment, pour atteindre attrait et fluidité visuelle. Bref, un journal intéressant de par son contenu (textes) et son contenant (esthétique globale du journal).
Pour un journal qui “tape à l’oeil”!
Avoir “le compas dans l’oeil” pour déterminer quelles sont les actualités prioritaires, les sujets épineux ou pouvant susciter controverse est non seulement un réflexe, mais avant tout une compétence requise au Cantonnier. Utiliser son flair pour débusquer ce qui devrait être mis en lumière ou en relief, de ce qui n’est pas à-propos pour le moment, est essentiel pour conserver une éthique journalistique et offrir un journal de qualité. Viennent également, dans l’ordre et le désordre, le maintien de liens chaleureux avec les rédacteurs bénévoles, le respect des styles de “plume”, la rédaction de textes et hop les ajustements dans le prémontage, la vente, la création et l’insertion des publicités dans la maquette et parfois leur déplacement, la révision, parfois le changement de photos, la re-révision linguistique, l’envoi du pdf à l’imprimeur et les soupirs de soulagement.
L’on attend son retour en terre natale, pour le distribuer. On se la coule douce, pendant une semaine ou deux? Non. On planifie immédiatement la prochaine parution. Car c’est du grand sérieux, le Cantonnier, que oui. C’est une micro-gestion, vous me direz, au sens où il n’y a pas 10, 25 ou 50 employés qui travaillent pour le journal. Peu importe la masse salariale, le nombre de personnes affectées à telles ou telles tâches ou le tirage (nombre d’exemplaires imprimés).
Que l’on travaille pour le Journal de Québec ou de Montréal, il y a des échéanciers à respecter et la même passion de réaliser un produit apprécié, lu et respecté. Et en la matière, le Cantonnier a fait dignement ses preuves. On aime le tenir entre nos mains, c’est une “vieille habitude” depuis 26 ans. C’est devenu en quelque sorte une tradition. Une attente mensuelle.
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