Finalement, j’haïs toujours autant l’été. Au secours, je transpire. Arkkkkkk

Par | Mylène Croteau

J’ai osé, dans l’une des parutions printanières du journal Le Cantonnier, dire franchement que j’haïe. L’été. En ce 9 aout, je le réitère mais en précisant un élément très important: la transpiration excessive reliée aux hormones détraquées de mon corps avant cumulé cinq décades m’exaspère horriblement. Elle est abondante, dégoulinante et irritante, cette sudation. Heureusement, non olfactive, sinon, c’aurait été le bouquet. Et grâce sublime, j’ai un spa, une bénédiction, ma délivrance, quand j’ai l’impression de ressembler à un grand vêtement juteusement humecté.

Réaction naturelle de l’organisme : beurk, quand trop, c’est trop
La transpiration est une réaction naturelle de l’organisme : mais cet été fut pire que l’été passé. Je ressentais des bouffées de chaleur se promener malicieusement entre ma nuque et le dessus de ma tête. La transpiration permet d’évacuer un excès de chaleur : manifestement, mon organisme doit produire une quantité anormale, descendant en rigoles sur le long de ma colonne vertébrale, pour se nicher là où le dos perd son nom. Elle serait aussi une question d’hormones : parlons franchement, mesdames âgées de plus de 50 ans. Personne d’entre nous n’avons ressenti des bouffées de chaleur soudaines et inexpliquées, devenant toutes moites en l’espace de moins de 5 minutes? Personne ne s’est précipité aux toilettes, pour ne pas dire, garoché aux toilettes, pour humecter son visage d’eau bien froide? J’ai souvent vu et entendu des femmes discuter des inconvénients des changements hormonaux liés à l’âge. Pour certaines, cette étape que je qualifierais d’humide, n’est pas chose aisée à vivre, d’intensités et de durées variables.

Une étude réalisée par des chercheurs japonais a montré que les hommes physiquement en forme avaient tendance à transpirer plus facilement (1). Venaient ensuite les femmes en bonne forme physique. Les femmes habituellement inactives présentaient les taux de transpiration les plus bas. Généralement, les personnes en forme physique commencent en effet à transpirer à une température centrale du corps plus basse. Chez les personnes non entraînées, les glandes sudoripares, en revanche, ne s’activent que lorsque le niveau d’exercice est relativement important.

Je ne me rappelle pas m’être changée autant de fois de chandails cet été, et ce, dans la même journée. Pas plus que je ne me rappelle m’être levée au beau milieu de la nuit, ma taie d’oreiller détrempée et le pyjama imbibée de sueur. Et celle-là, la nocturne, dégage une odeur un peu dérangeante. Ce qui perturbe mon sommeil, et ça, j’haïe, moi qui aime dormir! De plus, lorsque je prends ma douche, après m’être asséchée, je dois porter attention à ne pas bouger rapidement : juste le temps de me sécher minimalement le toupet, de me brosser les dents, de me maquiller légèrement, de me peigner, et je ne suis pas encore habillée, juste vêtue de ma légère robe de chambre d’été, je barbotte déjà dans mon “jus”. C’est pas cool.

Sudation nocturne: en plus de transpirer le jour, je dois transpirer le nuit? Misère
En revanche, lorsqu’il est question de sudation nocturne, les femmes sont généralement plus touchées. Une question d’hormones. Ces suées interviennent à deux moments particuliers du cycle menstruel, lorsque les taux d’oestrogènes sont les plus bas. Elles sont aussi un symptôme typique de la ménopause. La sudation nocturne peut aussi toucher les hommes lorsqu’elle est le résultat d’un sevrage, d’un stress, d’une fatigue chronique, d’une alimentation trop épicée ou d’un traitement médicamenteux. Enfin, lorsqu’elle est répétée, elle peut être le signe d’une maladie sévère, notamment infectieuse ou cancéreuse.

Je vais m’armer d’astuces pour être mieux
C’est connu, l’âge, l’alcool, la caféine, les épices, le sucre et certains médicaments empirent le ruissèlement de la transpiration. Comme je ne puis avoir de contrôle sur mon âge, je dois modifier certaines habitudes alimentaires. Rechercher les endroits climatisés, les îlots de fraîcheur, les lacs, les rivières, les piscines et les spas. Ne pas m’exposer au soleil, me préserver de la chaleur.

Oh!

Je ne resterai pas cloîtrée indéfiniment entre les murs de la maison où je réside! J’ai vu récemment sur Tik Tok une dame qui insérait des serviettes hygiéniques dans ses brassières et même .. sous les aisselles, par une ingénieuse procédure simple. Je prévois l’essayer prochainement, mais je n’en ferai pas le suivi publiquement! Si cela apporte des résultats, seule moi le saura! Sinon, l’été, vive mon spa.

(1) www.futura.sciences. com

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