Le bois de chauffage, écologique ?

Chauffer au bois, est-ce écoresponsable ou, au contraire, polluant ? Les informations sont souvent contradictoires, alors, faisons le point.

Rappelons qu’aucune source d’énergie n’est parfaitement écologique, même l’électricité détruit et pollue lors de la construction de barrages ou de lignes de distribution. La vraie question concerne le bilan, la charge globale de pollution des énergies utilisées : on recherche le bilan négatif le plus bas. Voyons les côtés positifs et négatifs du chauffage au bois, ainsi que les moyens de minimiser les sources de pollution.

L’Association forestière du sud du Québec (AFSQ), axée sur le développement durable, nous apporte un éclairage documenté. « L’avantage du bois de chauffage est qu’il est la seule source de chaleur carboneutre, c’est-à-dire que les émissions en CO2 de la combustion sont équivalentes à celles accumulées dans l’arbre au cours de sa vie. Par comparaison, un système de chauffage au mazout émet 4 233 kg de CO2 de plus qu’un système au bois respectant les normes actuelles. Ce serait 2 671 kg de CO2 de plus pour un foyer au gaz naturel. »  La certification adoptée en 2020 limite l’émission des poêles à bois vendus au Québec à un maximum de 2,5 g de particules fines par heure.

Gracieuseté

Cependant, le bois de chauffage produit des particules fines dans l’air. En grande quantité, ces particules accentuent les épisodes de smog et ont des effets sur la santé respiratoire. D’ailleurs, certaines villes réglementent l’utilisation des poêles à bois. Néanmoins, on peut les réduire en utilisant des poêles à bois homologués selon la norme canadienne EPA (U.S. Environmental Protection Agency) : les équipements de chauffage ainsi certifiés émettent au maximum 0,6 g de particules fines par heure d’utilisation alors que certains vieux modèles peuvent en émettre jusqu’à 80 g l’heure. Ensuite, les arbres sont très performants pour capter les particules fines de l’air. Ces dernières sont entraînées au sol par la pluie et se décomposent. Ce faisant, les particules n’ont plus d’effets néfastes sur l’environnement et la santé. N’oublions pas qu’en « chauffant les arbres », on perd nos forêts et la multitude de leurs bienfaits. Chauffer, oui, mais seulement à partir d’une forêt durable, en équilibre.

Pour émettre un minimum de pollution, il faut s’assurer d’utiliser du bois de qualité. Dans le cas du bois, il s’agit de bûches saines, bien séchées, soit avec 20 % d’eau ou moins, et de préférence de bois dur. Le poêle à bois n’est pas une poubelle pour se débarrasser de vieux bois de construction ou un incinérateur à déchets de table ou à emballages ! De plus, la prudence est de mise lorsque l’on « charge le poêle » pour ne pas saturer sa maison de fumée nocive.

Un poêle homologué, une cheminée certifiée et ramonée, un bois de qualité, et vous voilà prêts à affronter les rigueurs de l’hiver et les pannes de courant !

Source : Mélanie Bergeron

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