L’Humeur buissonnière

Photos et texte d’introduction par Michel Clément, Saint-Jacques-le-Majeur : Et voilà le travail ! Projet enfin terminé. Quelle satisfaction ! Le bonheur ! La suite sera comme toujours (je l’espère) inspirante. C’est ce qui me rend heureux dans la vie.

Il était une fois un homme, habitant de Saint-Jacques-le-Majeur depuis quatre décennies. Il n’était pas un natif de, mais c’est là qu’il y a développé sa passion… pour la vie. En brassant du ciment ? Ben oui, en brassant du ciment, en

réparant sa grange, en bûchant sa forêt, en réalisant des tours de force et des exploits d’ingéniosité avec son tracteur, en écoutant le silence, etc. C’est là que petit à petit il a appris à appeler ça le bonheur. À coup d’hivers trop longs, de printemps bouetteux, d’étés fulgurants. Et j’aime à penser qu’il y en a plusieurs comme lui, à commencer par mes merveilleux voisins, et les Carrier au village que je croise en faisant mes marches, toujours aux champs ou à l’étable, et Aldéi, Ginette, Marielle, Charlotte, toujours en train de varnousser sur quelque chose, pour ne nommer que ceux-là.

En recevant son texte et ses photos, j’ai revu le film de cet après-midi d’exception que j’avais passé à la salle communautaire de Saint-Jacques récemment pour fêter nos retrouvailles avec les bénévoles du Cantonnier, après plus de deux ans d’absence. Pour moi, c’est ça le bonheur. Serrer fort notre Danielle dans mes bras, elle qui le tient à bout de bras, notre journal, depuis sa création — on ne la remerciera jamais assez. Revoir le rayonnant visage de Diane notre (ex) présidente ; prendre des nouvelles des uns et des autres avec Sylvie qui l’a remplacée ; goûter la bière, et la musique, de Steven le généreux ; féliciter Donald pour ses poèmes si précieux en nos pages ; jaser et surtout écouter mon ami Jean-Claude dont j’admire depuis longtemps la force tranquille, la finesse, homme discret, brillant, homme de cœur et d’Histoire, la grande et la petite, la grande étant la sienne bien sûr. Celle de chacun.

Je ne me rappelle pas le nom de tout le monde qui était présent et à qui j’ai parlé, ou pas, en ce premier jour de septembre, mais je sais une chose : j’étais reconnaissante à chaque personne de donner cœur et vie à ce journal que j’aime tant, et qui fait… mon bonheur !

Latest posts by Dyane Raymond (see all)

Au sujet Dyane Raymond

Vérifiez aussi

L’Humeur buissonnière

Tout à coup l’absence. Pas tout à fait le silence mais un mouvement sans bruit. …