Dans la série Les héros de chez nous : Un personnage en harmonie avec son milieu

Tout au long de son histoire, la municipalité de Disraeli a connu des personnages qui l’ont enrichie et qui ont rendu la vie de ses gens plus agréable. Nous vous présentons aujourd’hui l’une de ces personnes qui, par son dynamisme et sa persévérance, a amélioré le quotidien des gens d’ici : monsieur Joseph Trefflé Poulin ou Jos T. pour les intimes.

Joseph Trefflé Poulin. Gracieuseté

Monsieur Poulin est né à Disraeli le 30 octobre 1892. Ses parents, Philias Poulin et Lumina Jacob, venaient de Saint-Joseph-de-Beauce. Il commença à travailler dès l’âge de 12 ans à la manufacture de boîtes de bois Disraeli Box, à l’époque, propriété de M. Louis Gilbert. Son salaire était de 50 cents pour une journée de 12 heures de travail. M. Poulin se maria, en 1923, à Alma Girard. Le couple n’eut pas d’enfants. Il fut également à l’emploi de M. Alphonse Lapointe — marié à la cousine de M. Poulin, Marie-Louise Poulin —, père de la sénatrice Renaude Lapointe (1912 à 2002) et premier garagiste à Disraeli. M. Lapointe, l’un des fondateurs de l’Harmonie de Disraeli, inculqua à son jeune cousin le goût de la musique puisqu’on retrouve Jos T., dès 1907, dans la fanfare locale. Il en sera d’ailleurs le directeur musical pendant 15 ans et membre honoraire actif jusqu’à son décès en 1988.

Affiche publicitaire pour la vente d’assurances et d’automobiles. Gracieuseté

Lorsque M. Lapointe quitta Disraeli pour Québec en1929, M. Poulin loua pendant cinq ans la forge de M. Philias Turcotte sur la rue Saint-Louis, qu’il transforma en garage pour s’occuper de l’entretien et de la réparation des quelques automobiles qui circulaient alors dans les rues de Disraeli. En 1934, il construisit son propre garage sur l’emplacement occupé jadis par la résidence de M. John Champoux, coin Champlain et Champoux, où se situe aujourd’hui la cour du magasin Korvette. Dix ans plus tard, il vendit sa propriété à M. Sylvio Lapointe et se lança dans la vente d’assurances et d’automobiles pendant quelques années. Il termina sa vie active comme concierge de l’école Saint-Antoine. Il fut l’un des premiers membres de la Chambre de commerce de Disraeli, fondée en 1945, et vice-président pendant plusieurs années de la Cie de téléphone de Disraeli.

Garage J. T. Poulin sur l’avenue Champlain. Gracieuseté

Le 23 octobre 1956, il fut le héros d’une fête paroissiale alors qu’on célébrait son 26e anniversaire comme chef pompier de Disraeli. Il avait été nommé à ce poste quand avait été inauguré le Service d’incendie et il avait assumé cette charge pendant toutes ces années. M. Poulin aimait raconter, lors de l’incendie de la première église le 25 avril 1924, qu’il avait, au péril de sa vie, rampé jusqu’à l’avant du sanctuaire dans la noirceur et la fumée la plus complète dans le but de sauver les saintes espèces des flammes. Mais, à la dernière minute, il avait dû abandonner son projet, car, à son arrivée dans le chœur, un pan de la structure s’était affaissé en menaçant de l’écraser. Le plus rapidement possible, il s’en était retourné à l’arrière de l’église en flammes, sans avoir pu réaliser son projet.

Vers 1970, M. Poulin et son épouse furent parmi les premières personnes à aller vivre à la Résidence René-Lavoie, située à proximité de l’église. Madame Poulin est morte le 17 novembre 1977, laissant seul son mari pour quelques années. Monsieur Jos T. quitta définitivement son monde le 22 février 1988, à l’âge de 95 ans.

À propos Jean-Claude Fortier

Vérifiez également

Le temps des carnavals à Disraeli

Le temps des carnavals à Disraeli Plusieurs photos suggérées de Carnavals Par Jean-Claude Fortier La …

40164