Éditorial : Programme hockey de Disraeli : Décider par bâillon, une honte régionale !

Madame Kim Côté, présidente du conseil d’administration du Centre de services scolaire des Appalaches et membre du conseil d’établissement de la Polyvalente de Disraeli, aurait pu s’exprimer, avec ses trois collègues du même conseil, lors des audiences tenues le 19 octobre dernier. Cette tribune aurait permis de défendre le programme de hockey de Disraeli et de rappeler les règlements de 2014 de la Commission scolaire de l’époque, interdisant la multiplication d’une concentration qui aurait pour effet d’opposer des partenaires. Ces règlements visent, entre autres, à assurer l’exclusivité des projets pédagogiques particuliers développés par les écoles et leur milieu, ce qui est le cas du programme de hockey de Disraeli.

Hélas, le 13 octobre dernier, Kim Côté reçoit un avis juridique soulignant une apparence de conflit d’intérêts : on l’exclut, on la bâillonne, on lui interdit de parler et, ainsi, on place en grande minorité nos représentants du secteur sud de la MRC des Appalaches, sous-région défavorisée qui a bien besoin de l’exclusivité de son programme. S’agit-il vraiment du CSS des Appalaches ou du CSS de Thetford ?

Le 26 octobre, le CSS des Appalaches rend son verdict : un appui à l’implantation d’un programme particulier de hockey à la Polyvalente de Thetford et, par le fait même, un coup bas à celui de la Polyvalente de Disraeli (voir l’article Une autre lutte à mener en page 2). Comme le disait Jean-Denis Grimard dans son article à ce sujet dans notre édition de septembre : « […] ce n’est pas la première fois qu’on déshabille Paul pour habiller Pierre ».

Disraeli et le secteur sud ont besoin de voir maintenue l’exclusivité du programme de hockey de la Polyvalente de Disraeli, car il en va de sa survie, et même de la vitalité de tout l’établissement. L’exclusivité de ce programme est une question d’équité pour les possibilités de développement entre les sous-régions de la MRC. C’est aussi une question de justice dans le cadre du respect des règlements entérinés en 2014. Ici, justice et équité ont été bafouées, piétinées. Les mieux nantis de la MRC, derrière des portes closes, se sont accaparé le bien durement acquis du secteur sud. Rappelons que toute la communauté de ce secteur s’est mobilisée récemment pour réunir les fonds nécessaires à la survie et à la modernisation de l’Aréna Isothermic.

On est prompt à réclamer de Québec le respect des régions et l’aide au développement. En revanche, dans la MRC, quand on se « revire de bord », on est prompt à voler le plus petit que soi.

Nous appuyons sans réserve le président du conseil d’établissement de la Polyvalente de Disraeli, monsieur Mathieu Gagnon-Ouellet, qui « demande une rencontre dans les plus brefs délais avec le directeur général Jean Roberge afin de connaître ses solutions qui permettront d’assurer la pérennité du programme de Disraeli ».

Marie-Andrée Brière, Jacques Beaudet, Jean-Denis Grimard, Yves Lirette

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