Pénurie de main-d’œuvre dans le secteur manufacturier : La vitalité économique de Chaudière-Appalaches en péril

Les élus municipaux et les industriels de Chaudière-Appalaches lancent un cri du cœur au gouvernement du Québec afin que ce dernier implante rapidement un plan d’urgence qui permettra aux entreprises manufacturières de cette région phare de lutter contre les effets dévastateurs de la pénurie de main-d’œuvre. Dans la foulée d’un rapport d’enquête réalisé par Deloitte et E&B DATA dévoilant les impacts économiques de la crise de la main-d’œuvre sur les entreprises manufacturières, la région de Chaudière-Appalaches se mobilise afin de proposer une série d’actions concrètes pour assurer la pérennité de son économie et la vitalité de ses milieux.

En 2021, ce sont 2,1 G$ de production manufacturière qui ont échappé à la région de Chaudière-Appalaches, sans compter les millions de dollars d’investissements non réalisés. La pénurie de main-d’œuvre cause aujourd’hui une perte d’opportunités, d’innovation et de croissance dans la région. Il faut savoir que Chaudière-Appalaches est la troisième plus importante région manufacturière au Québec avec un PIB sectoriel de 5,3 G$. Le secteur de la fabrication est bien ancré dans la région et il représente la plus forte création de richesse manufacturière per capita au Québec avec un PIB de près de 12 500 $ par habitant. C’est 28 % de son PIB qui provient du secteur manufacturier.

Gracieuseté

Les entrepreneurs mettent leur développement sur pause
Directement en lien avec la crise de main-d’œuvre, près de 60 % des entreprises manufacturières de la région ont déclaré avoir abandonné la fabrication de certains produits et diminué la recherche de nouveaux clients, et elles prévoient consacrer moins de ressources dans le développement de nouveaux produits. Jusqu’à 76 % d’entre elles ont même eu à refuser des contrats faute de capacité à livrer, notamment à l’exportation. La contribution économique et fiscale actuelle des entreprises est en jeu et pourrait se voir éroder du fait d’une réduction des activités génératrices de ventes futures.

Les élus municipaux, les industriels et les services de développement économique de Chaudière-Appalaches désirent collaborer avec le gouvernement du Québec pour mettre fin à l’effet déstructurant de cette crise de main-d’œuvre sur l’économie régionale. Ainsi, ils proposent au sein d’un mémoire une série de mesures qui s’articulent autour de cinq axes d’intervention :

  1. L’automatisation et la robotisation : adapter les programmes aux petites et moyennes entreprises qui souhaitent s’automatiser et se robotiser ;
  2. Le recrutement international : favoriser l’augmentation et la rétention des bassins de main-d’œuvre dans les régions en plein emploi ;
  3. La formation, la requalification et la rétention : favoriser la croissance des bassins d’étudiants, valoriser la formation professionnelle en alternance travail-études et améliorer la fiscalité des travailleurs pour favoriser la rétention ;
  4. L’occupation du territoire et les services aux collectivités : trouver rapidement des solutions à la création de nouveaux logements et favoriser le transport collectif en région ;
  5. La régionalisation de l’immigration : accélérer la régionalisation de l’immigration en favorisant les régions en plein emploi.

Source : Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA)

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