Souvenirs de nos parents Louis-Georges Roy et Rachel Vachon, entrepreneurs, et de leurs implications sociales à Disraeli

Par | Carole, Estelle, Lise, Monique et Nicole Roy

Notre père, Louis-Georges Roy, naquit le 9 mars 1922 à Lac-Mégantic et notre mère, Rachel Vachon, le 11 août 1921 à Saint-Jacques-de-Leeds.

En 1941, il obtint son diplôme de mesureur de bois de l’École des gardes forestiers de Duchesnay dans le comté de Portneuf. À l’instar de son père, il débuta sa carrière à Lac-Mégantic. Ce fut lors d’un de ses mandats à Saint-Jacques-de-Leeds qu’il rencontra sa future épouse, Rachel Vachon, qui était alors institutrice.

Leur union fut célébrée le 27 décembre 1947. Ils s’établirent à Sherbrooke pour l’exercice de sa profession. De ce mariage naquirent cinq filles : Micheline, Nicole, Lise, Estelle et Carole.

En 1955, ils déménagèrent à Disraeli afin de profiter d’une opportunité intéressante. Il fit l’acquisition des bâtiments de l’ancienne Disraeli Box Company, de Monsieur Charles Bienvenu, et lui donna une nouvelle vocation. Le nouveau commerce Disraeli Lumber & Supply Ltd se spécialisait dans la préparation de bois de construction, la vente de bois de finition ainsi que la fabrication de palettes de bois et de boîtes de carottage (core-boxes) pour les mines de la région. Les core-boxes servaient à conserver les échantillons de minerais que l’on appelait des « carottes ».

Notre mère s’impliqua dans le commerce comme secrétaire-comptable et fut un apport très important dans la réussite de l’entreprise.

L’un de ses premiers clients fut M. Georges Poulin pour la construction de son restaurant Le Car Lasso qui devint plus tard Le Béninois de Christophe Gagné.

En 1967, on comptait 15 employés. Vers l’année 1968, il fit l’acquisition du moulin à scie des frères Morin, situé sur le même terrain que le commerce de bois, en arrière du restaurant Le Mont Blanc. L’établissement opéra sous le nom de Louis-Georges Roy inc. Le moulin à scie fonctionnait sur deux quarts de travail, un de jour et un de soir. À cette période, une trentaine d’ouvriers travaillaient pour les deux entreprises. Celles-ci furent en activité jusqu’en 1972.

Tous les bâtiments de ce qui fut jadis un important secteur manufacturier de Disraeli furent démolis. Aujourd’hui, à l’emplacement de Disraeli Lumber & Supply Ltd, on retrouve le parc de la Gare et le mini-golf.

Dès 1944, notre père, Louis-Georges, fut secrétaire et cofondateur du club 4H masculin de Lac-Mégantic, puis s’engagea au sein de l’Association forestière québécoise des Cantons-de-l’Est. Dans les années 1960, il devint gouverneur des clubs 4H de Disraeli, alors que notre mère, Rachel, assuma la responsabilité du club féminin. Ensemble, ils permirent la pérennité du mouvement 4H de Disraeli durant toute la décennie.

Pendant leurs années d’implication, deux événements importants se produisirent à Disraeli. En 1963 eut lieu une plantation d’un arbre mémorable à notre résidence : une épinette bleue d’environ sept pieds, prélevée sur le terrain du chalet de nos grands-parents à Lac-Mégantic, fut transportée et enracinée à Disraeli. Cet arbre s’élève toujours sur le terrain de notre ancienne maison, qui abrite aujourd’hui l’étude des notaires Aubert, Bernard & Matteau.

Le deuxième événement fut, en 1968, l’organisation du congrès régional 4H des Cantons-de-l’Est à l’Académie Pie XII. Notre mère en tant que responsable, Guylaine Gardner en qualité de présidente et les membres du club de Disraeli œuvrèrent sans compter pour assurer le succès de cet événement.

Notre père s’illustra également comme une figure active dans plusieurs autres organisations au sein de la communauté :

  • Président du sous-comité des « Fêtes de la Confédération » lors du Centenaire de Disraeli en 1967;
  • Directeur de la Chambre de commerce et membre actif des Chevaliers de Colomb ainsi que des Loisirs Aramis;
  • Organisateur de plusieurs fêtes populaires, dont celle de la Saint-Jean-Baptiste.

Notre père décéda le 4 janvier 1976 et notre mère le 30 mai 2009.

On garde de lui le souvenir d’un homme visionnaire, sociable, engagé dans sa communauté et fort apprécié de son milieu. Il fut un papa attentionné pour ses filles, dont il se montra toujours fier.De notre maman, on retient le souvenir d’une femme de tête et de cœur, dont l’apport s’avéra essentiel au soutien constant de l’entreprise et des activités de son époux. Elle releva de nombreux défis dans les différentes entreprises où elle œuvra après la fermeture des commerces familiaux. Elle fut une maman ainsi qu’une grand-maman disponible et dévouée pour ses enfants et ses petits-enfants.


Louis-Georges Roy et Rachel Vachon

Publicité de la Disraeli Lumber & Supply LTD parue dans le journal La Tribune du 3 avril 1970, Cahier 2. Recherche effectuée par Michel Côté, membre du conseil d’administration du Cantonnier.

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