Le Cinéma du lac a ouvert sa saison avec un film québécois coup de poing, Souterrain. Le second long métrage de la cinéaste de Val-d’Or, Sophie Dupuis, nous présente un monde d’hommes, de mineurs, campé dans un décor que bien des gens ne connaissent pas, une mine.
Loin des décors de studio, le film a été tourné sur le site d’une véritable mine à des centaines de mètres de profondeur. Souterrain débute dans un climat tendu tant sous terre qu’en surface, alors qu’une déflagration assourdissante se fait entendre. Nous sommes plongés au cœur d’une crise, dans le noir dense où les formes se devinent à peine. Un film d’une intensité rarement vue au cinéma québécois. Les spectateurs ressentent physiquement la peur et la montée d’adrénaline que ressentent aussi les mineurs terrifiés.

Nous avons accès à cet univers minier, en crise, à travers un jeune, Maxime, dont le rôle a été donné à Joakin Robillard, une révélation pour le public. La mise en scène de son histoire personnelle, de ses relations de couple, de ses remises en question et de son arrogance porte la véritable histoire du film. Mais, attention, les cinéphiles doivent attendre la fin du film pour comprendre réellement ce qui s’est passé, Sophie Dupuis nous tenant en haleine jusqu’au bout.
Souterrain reste un film difficile à classer. Ce n’est pas un suspense non plus qu’un documentaire. Le scénario, très écrit, est convenu. Parfois didactique, parfois documentaire, parfois fiction, il revient à chaque spectateur de recevoir ce film et de se l’approprier.
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