Aidons notre société
Par André Chouinard
Pour parodier une phrase de Yvon Deschamps, « le bénévolat, qu’ossa donne ? ». Selon les statistiques du Réseau de l’action bénévole du Québec (RABQ), 1,6 million de Québécois font du bénévolat, particulièrement en politique, dans le domaine de la santé, du communautaire et du loisir.
Les bénévoles s’impliquent pour différentes raisons notamment pour le plaisir, plaisir de socialiser et d’échanger. Ils s’engagent aussi par sentiment d’appartenance pour une cause, une idéologie. Ils veulent réaliser un projet qui leur tient à cœur ou tout simplement pour rendre service à la communauté.
Dans nos milieux, il est souvent difficile de recruter de nouveaux bénévoles. Mais il ne faut pas oublier que nous permettons aux candidates et aux candidats de mettre à profit leurs compétences et leur expérience. Quand une personne s’implique dans une action bénévole, elle aide sa communauté tout en améliorant ses compétences dans 69 % des cas, selon le RABQ.
« Le bénévolat, qu’ossa donne ? ». S’il n’y avait plus de bénévoles, nous pourrions faire des économies. Par exemple, nous fermerions nos arénas faute de personnes pour entraîner nos jeunes, juste un peu plus de personnes délinquantes dans nos rues. Les banques alimentaires n’aideraient plus les personnes démunies ou en situation précaire, la faim dans le monde existe déjà. Les participantes et les participants actuels des clubs sociaux pourraient demeurer chez eux et augmenter les cotes d’écoute de la télévision. Les groupes comme les Chevaliers de Colomb éviteraient de faire des levées de fonds, un peu plus d’argent à dépenser autrement. Nos centres en soins palliatifs, nos maisons d’aide aux hommes et aux femmes en difficultés ne recevraient plus de clientèle, ainsi de nouveaux espaces locatifs disponibles. Nos églises fermeraient leurs portes, c’est déjà en cours pour plusieurs endroits par manque de fonds. Nos gouvernements seraient libres de faire ce qu’ils veulent sans l’implication de bénévoles défendant leurs idéologies. Vous n’auriez plus à lire ce Journal, il n’existerait pas sans bénévoles. En fin de compte, nous pourrions mettre la clé sous la porte de toute notre société.
Impliquons-nous, il y a tant de joie à donner ce que nous avons de plus précieux, du temps.
- Nouvelles brèves - 17 mars 2025
- Diminution du risque de décrochage scolaire - 17 mars 2025
- Une invitation aux cliniques d’impôt - 17 mars 2025