Saint-Georges, le 21 septembre 2026 – La campagne électorale provinciale étant maintenant bien engagée, la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches souhaite rappeler l’importance stratégique de l’agriculture pour la région et faire entendre les préoccupations des productrices et producteurs auprès de celles et ceux qui aspirent à les représenter à l’Assemblée nationale.
La Chaudière-Appalaches est la deuxième région bioalimentaire en importance au Québec
Avec 5 692 exploitations agricoles, près de 2 milliards de dollars en recettes provenant du marché et plus de 8 000 emplois directement liés au secteur, l’agriculture joue un rôle majeur dans l’économie régionale et dans la vitalité de ses communautés. “Dans un contexte où l’autonomie et la sécurité alimentaires prennent toute leur importance, l’agriculture doit demeurer au cœur des discussions. Nous demandons aux candidats de prendre des engagements clairs. Le développement de nouvelles infrastructures doit se faire ailleurs que sur nos terres agricoles“, affirme James Allen, président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches.
Les projets énergétiques doivent préserver le territoire agricole
Au cours des prochaines années, le développement du réseau électrique et de nouveaux projets éoliens accentuera la pression sur le territoire agricole. Lignes de transport, postes électriques, éoliennes et infrastructures connexes peuvent entraîner des pertes de superficies cultivables, le morcellement des terres, des contraintes pour la machinerie et le drainage, en plus d’affecter des érablières et les possibilités de développement futur des entreprises agricoles. Seulement 2 % du territoire québécois est réellement cultivé. Cette ressource limitée et non renouvelable doit être protégée. La Fédération demande donc que l’évitement des terres agricoles, des érablières et des bâtiments agricoles soit privilégié dès la conception des projets. Dans le cas des infrastructures de transport d’électricité, les emprises existantes doivent notamment être considérées en priorité.
“Chaque hectare compte. Le développement énergétique est nécessaire, mais il doit se faire en préservant nos terres agricoles et nos érablières. Avec 98 % du territoire québécois qui n’est pas occupé par l’agriculture, les projets énergétiques doivent être planifiés ailleurs. Les décisions prises aujourd’hui ne doivent pas compromettre notre capacité de produire
demain“, insiste James Allen.
Des engagements concrets attendus des candidats
La protection du territoire n’est toutefois qu’un des enjeux auxquels font face les entreprises agricoles. Hausse des coûts de production, lourdeur administrative, main-d’œuvre, gestion des risques, changements climatiques, relève et transfert des fermes font également partie des préoccupations que la Fédération souhaite voir abordées pendant la campagne. La Fédération attend également des candidates et candidats un engagement ferme envers la mise en marché collective, un outil essentiel qui permet aux productrices et producteurs de parler d’une seule voix et d’obtenir une juste rémunération pour leurs produits. Elle les invite à aller à la rencontre des productrices et producteurs de leur circonscription, à écouter leurs réalités et à prendre des engagements concrets pour l’avenir de l’agriculture régionale. “La Chaudière-Appalaches est une grande région agricole. Nous voulons savoir quelle place les candidats entendent lui donner au cours des prochaines années. La campagne électorale est le moment de prendre des engagements clairs envers celles et ceux qui nourrissent le Québec”, conclut James Allen.
À propos de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches
La Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches regroupe et représente les 9 175 producteurs agricoles propriétaires des 5 692 fermes sur le territoire des dix MRC de la région administrative de la Chaudière-Appalaches. La Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches contribue à l’amélioration continue et durable de la qualité de vie de tous les producteurs agricoles et forestiers de la Chaudière-Appalaches, en agissant afin de promouvoir, défendre et développer leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux. L’UPA est une organisation syndicale professionnelle, qui fonde sa raison d’être et son action sur les valeurs de respect de la personne, de solidarité, d’action collective, de justice sociale, d’équité et de démocratie.
Source : Diana Sifuentes, Responsable des communications et du marketing, Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches
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