Gigue, ceinture fléchée et meunerie artisanale… Des savoir-faire à connaître et à préserver

Le ministère de la Culture et des Communications accorde une somme de 700 000 $ pour la réalisation de 21 projets visant la sauvegarde et la connaissance de notre patrimoine immatériel dans le cadre du programme Connaissance du patrimoine immatériel et innovation. Mais savons-nous ce qu’est ce patrimoine ?

Le patrimoine immatériel, c’est la reconnaissance des différents savoir-faire, des connaissances, des expressions, des pratiques et des représentations, autant d’éléments distinctifs et significatifs propres à l’histoire et à la culture québécoises. Transmis de génération en génération, ce savoir-faire s’adapte à leur époque et à leur environnement. Parmi les techniques et pratiques faisant partie de ce patrimoine, il y a le fléché, la fabrication du tikinagan, un porte-bébé autochtone, la pratique du canot à glace à Montmagny, la gigue et les moulins à farine artisanaux, pour n’en nommer que quelques-uns.

Ceinture fléchée faite à la main en 2007. Crédit : Ceative Commons

Rappelons brièvement ce qu’est la ceinture fléchée. Il s’agit d’une pièce du vêtement caractéristique du Québec, qui fait partie du costume traditionnel de l’habitant du Québec dès 1776. Les motifs apparaissant sur ces ceintures évolueront graduellement jusqu’en 1850, lorsque la forme traditionnelle des ceintures se fixe. Le tissage long et exigeant les rend très coûteuses pour ceux qui souhaitent en porter une. Aujourd’hui, plusieurs artisans s’efforcent de faire revivre l’art et la technique du fléché, afin qu’il ne disparaisse pas de notre patrimoine. On verra les ceintures fléchées portées par des danseurs de groupe folklorique, sans oublier notre Bonhomme Carnaval ! Dans bien des régions du Québec, des artisanes continuent à tisser des ceintures avec de la laine du pays ou utilisent encore la teinture, le cirage et le tordage des brins de laine selon la technique laborieuse du XIXe siècle. D’autres racontent son histoire, afin de maintenir bien vivante la mémoire liée à cet objet.

La ministre de la Culture souhaite ainsi accroître la connaissance des éléments du patrimoine immatériel québécois ainsi que l’état de leur pratique et favoriser l’innovation en matière de patrimoine immatériel, tant pour sa mise en valeur que pour sa transmission. Madame Nathalie Roy souligne : « […] Grâce à cette aide, nous contribuons à garder nos traditions bien vivantes et à les perpétuer fièrement, collectivement. Nous encourageons également des approches créatives pour transmettre à notre tour aux générations futures le précieux héritage de nos ancêtres. »

Le patrimoine immatériel est officiellement reconnu comme une composante à part entière du patrimoine culturel du Québec. Il demeure cependant méconnu et, de manière générale, plutôt mal compris. Les projets retenus permettront l’accès à de l’information pertinente, d’intérêt public et utile pour la connaissance et la sauvegarde d’éléments du patrimoine immatériel.

Source : MCCQ

Au sujet Marie-Andrée Brière

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