La pandémie de COVID-19, quoi de neuf ?

Dre Liliana Romero, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive, directrice de la Santé publique du CISSS Chaudière-Appalaches (Gracieuseté)

Le mercredi 2 novembre, le directeur national de la Santé publique, M. Luc Boileau, annonçait un grand changement dans les pratiques en vigueur pour contrer la COVID-19. Terminé l’isolement de cinq jours obligatoire pour les personnes infectées. « Finies les mesures coercitives pour l’instant ! On passe à une approche individuelle de responsabilisation », nous a déclaré la Dre Liliana Romero, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive et directrice de la Santé publique du CISSS Chaudière-Appalaches. « Dans notre région, la situation par rapport à la COVID-19 s’est stabilisée depuis les deux dernières semaines, alors qu’en septembre, il y avait eu une augmentation des cas durant quatre semaines », a-t-elle poursuivi.

Selon les statistiques fournies par sa direction, au cours de la dernière semaine d’octobre, soit du 29 octobre au 5 novembre, on a dénombré dans la région de Chaudière-Appalaches 280 cas de COVID-19 en moyenne, dépistés au TAAN (PCR en anglais), plaçant la région au 9erang sur les 18 régions sociosanitaires du Québec. Le groupe de la population le plus touché est les 18-50 ans. Une semaine plus tard, le nombre de cas diminuait, et ce dans tous les groupes d’âge. Les 229 cas permettaient à notre région de se hisser au 3e rang.

Au cours de ces deux semaines, le nombre de milieux en éclosion est passé de 18 à 16, répartis comme suit : 9 RPA, 1 CHSLD public, 2 CHSLD privés conventionnés et 4 centres hospitaliers. Parmi les hospitalisations en cours du 5 au 11 novembre, 39 % ont reçu un diagnostic d’admission liée à la COVID, pour un total de 28 personnes. Quatre décès sont survenus. À titre d’information, dans les pires périodes de la COVID au cours des deux dernières années, on comptait 1500 à 2000 cas par semaine et 300 éclosions.

Même si les différents indicateurs de la COVID-19 s’améliorent, le virus reste dans le décor avec l’émergence d’autres variants à surveiller. « La pandémie n’est pas terminée », renchérit la Dre Romero. « Chaque semaine, des personnes meurent. Il faut se protéger et protéger les autres, surtout les personnes vulnérables. La meilleure protection demeure la vaccination. »

Sur le territoire du réseau local de services de Thetford Mines, 75 % de la population a reçu une vaccination de base, soit deux doses. Chez les 65 ans et plus, cette proportion se situe entre 86 et 93 %. Pour ce qui est de la dose de rappel, soit trois doses et plus, 20 % de la population l’a reçue. Une situation qui se compare avantageusement à d’autres réseaux locaux de la région.

Actuellement, la santé publique constate le retour de plusieurs infections respiratoires, surtout chez les enfants, et un début hâtif de la saison de la grippe. À l’approche des festivités du temps des Fêtes, il faut adopter une attitude responsable :

  • se faire vacciner contre l’influenza, la COVID-19 et les infections à pneumocoque si on se considère vulnérable ;
  • porter le masque si on a des symptômes respiratoires ;
  • rester chez soi si on peut quand on a de la fièvre.

Il est possible de recevoir les vaccins contre la COVID-19 et la grippe lors d’une même visite au centre de vaccination. Appelez au 1 877 644-4545 pour prendre rendez-vous. Pour en savoir plus, consultez Vaccination contre la grippe et vaccination contre la COVID-19.

L’important : se respecter et respecter les autres dans leurs choix.

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