L’Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) surveille de très près le dossier des pharmacies en résidence. Bien qu’il s’agisse d’une initiative louable que d’implanter des services de proximités aux aînés, des faits révélés demeurent inquiétants.
«À l’heure actuelle, les droits des personnes âgées ne sont pas suffisamment protégés. La ligne est trop mince entre ce qui est légal et ce qui ne l’est pas.» souligne Judith Gagnon, présidente de l’AQDR nationale.
L’AQDR demande donc au gouvernement d’encadrer cette forme de commercialisation dans les résidences. Cela peut passer notamment par l’accord de pouvoirs nécessaires à l’Ordre des pharmaciens du Québec afin d’étendre leurs capacités à faire respecter les normes adéquates. Le gouvernement doit travailler à exercer une surveillance accrue des rapports contractuels entre la pharmacie et la résidence.
« Les personnes âgées ne doivent pas perdre leur liberté de choix lorsqu’elles ont besoin d’aide pour recevoir leurs médicaments. Le fait d’aller vivre en résidence bouleverse déjà suffisamment les personnes âgées sans qu’elles doivent aussi changer de pharmacien. » rappelle Mme Gagnon.
Enfin, l’AQDR recommande minimalement de prévoir une ligne supplémentaire à l’annexe 6 du Règlement sur les formulaires de bail obligatoire et sur les mentions de l’avis au nouveau locataire permettant à la personne âgée de bien comprendre la distribution de médicaments dans sa résidence. La personne pourrait ainsi signer cette indication au bail, ce qui éviterait certains cas susceptibles de profiter de la vulnérabilité de la personne âgée en lui imposant un service.
Source : Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées
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