L’ARLC, proche aidante du lac Coulombe

Le lac Coulombe, un joyau à préserver (Gracieuseté)

Lettre d’opinion

Par Michel Murphy

L’Association des riverains du lac Coulombe (ARLC) prend soin de ce lac de tête, tributaire du lac Aylmer, depuis 2008.

Plus d’une vingtaine de personnes, membres et ami(e)s, se sont réunis autour des marmites de maïs pour une activité festive le 20 août dernier, dans le but de fraterniser et de partager les bonnes idées et les préoccupations reliées à ce précieux environnement. De plus, l’ARLC cherche à recruter de nouveaux membres, dans l’objectif d’avoir un plus grand nombre de personnes pour agir à titre de sentinelles, afin de surveiller étroitement la santé du lac.

L’objectif de l’association en tant que proche aidante se heurte à plusieurs écueils. Premièrement, le laxisme du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) face à la propagation des cyanobactéries (algues bleues).

En second lieu, celui des intérêts de l’industrie forestière privilégiant les coupes dans les bassins versants du lac au détriment des usagers. Ces plans de coupe ne considèrent pas les dommages au lac et au bassin versant, ni aux atouts récréotouristiques nécessaires pour assurer un legs suffisant aux générations futures de citoyens et de citoyennes. L’acheminement des sédiments causés par les chemins de pénétration rend difficile la protection de la faune et des milieux aquatiques. Au cours du siècle dernier, la flottaison du bois et la drave ont laissé des centaines de billots au fond du lac.

Troisièmement, un autre problème récurrent est l’apport des sels de déglaçage épandus l’hiver sur la route 161, voisine des berges du lac, qui limite le rôle crucial des zooplanctons dans les écosystèmes. Ceux-ci broutent les algues, et leur diminution provoque un grand risque de prolifération des algues bleues, à fleur d’eau.

Finalement, l’augmentation du phosphore nourrit les plantes aquatiques dont les débris diminuent l’oxygène du lac et nuisent aux espèces fragiles de poissons. Les fosses septiques d’une autre époque contribuent également au problème.

Les changements climatiques amènent le réchauffement des eaux et sont aussi un obstacle majeur à un bon bulletin de santé du lac Coulombe.

L’ARLC a, depuis de nombreuses années, collaboré avec les municipalités afin d’interdire les embarcations à moteur de plus de 9,9 forces à 4 temps, pour éviter l’érosion des berges et le soulèvement des sédiments du fond du lac vers la surface. Des panneaux d’avertissement ont été installés, lesquels recommandent le lavage des embarcations avant leur mise à l’eau, le but étant de palier à l’invasion des plantes exotiques provenant d’autres plans d’eau contaminés, comme le myriophylle à épi. Le lac Coulombe possède des rives quasiment intactes, sauf à quelques endroits où un reboisement a été entrepris.

L’espoir demeure toujours de maintenir le lac en santé. Nous comptons sur les engagements électoraux concernant l’amélioration du réseau de surveillance volontaire des lacs du Québec, nous espérons que la mise aux normes d’installations sanitaires individuelles sera respectée, de même que tous les autres engagements reliés à l’environnement.

Michel Murphy est le président de l’ARLC

 

 

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