Le Grand lac Saint-François : Sa toponymie, ses sources d’alimentation et son garde-manger

Par | Mylène Croteau

Sa localisation
Cette étendue d’eau d’une profondeur moyenne de 15,6 mètres et maximale de 40,2 mètres, est un plan d’eau douce traversant les localités de Lambton et de Saint-Romain, sises dans la MRC du Granit et de celles d’Adstock, de Saint-Joseph-de-Coleraine et de Sainte-Praxède, localisées dans la MRC des Appalaches. Ce grand lac est caractérisé par la baie Sauvage (longue de 7,5 km) située au sud-ouest du lac. Il comporte plusieurs îles, baies et presqu’îles.

D’une forme allongée couvrant 51 km2, ce lac s’étire sur plus de 25 km ; sa largeur varie généralement entre 1,5 et 2,5 km. La largeur maximale du lac est dans la partie nord, où le lac forme une longue baie s’étirant vers le sud-ouest jusqu’au barrage de retenue situé à l’embouchure.

Toponymie
Le nom du lac, qui a la même origine que celui de la rivière, évoque la mémoire de François de Lauzon, seigneur de la Citière, dont les terrains étaient limités par la rivière. Dès 1635, la Compagnie des Cent-Associés octroya la seigneurie de La Citière à son père Jean. Cette seigneurie était bornée par ce cours d’eau, tel qu’indiqué dans un acte de 1638 signé de la main du gouverneur de Montmagny.

Les Abénaquis, nomment quant à eux le lac Ônkobagak, ce qui signifie « lac relié ».

En 1815, le vaste territoire où est situé le lac n’était pas encore arpenté. Il semblerait qu’au moins douze (12) cantons autour du lac Saint-François n’étaient pas encore arpentés et que les seuls détails, descriptions verbales et les dessins sont approximatifs et proviennent des chasseurs indiens et des trappeurs qui avaient traversé le territoire qui était encore inhabité.  Plus tard, en 1917, le barrage à la décharge du lac augmentera le niveau de 7 mètres et augmentera la superficie à sa grandeur actuelle.

À la suite de la requête des municipalités riveraines et dans un objectif d’éviter la confusion avec les autres hydronymes utilisant l’appellation « Lac Saint-François », le , l’appellation « Grand lac Saint-François » a été officialisé parla Commission de toponymie du Québec en remplacement de la désignation “Lac Saint-François”.

Sources d’alimentation
Le Grand lac Saint-François est alimenté par le Ruisseau Rouge, passant au nord de Saint-Romain ; la Rivière Felton, coulant vers le nord, décharge des lacs à Barbue et du lac des Ours. Ces eaux se déversent dans la baie Sauvage ; le Ruisseau du Marécage, se déversant dans la baie Giguère ; la Rivière de l’Or, dans la localité de Saint-Joseph-de-Coleraine ; la Rivière Ashberham et la Petite rivière Muskrat et Ruisseau Couture, se déversant tous dans la baie aux Rats Musqués ainsi que par la Rivière aux Bluets et la Petite Rivière, décharge du Petit lac Lambton.

Garde-manger abondant
Les principales espèces à pêcher incluent l’achigan à petite bouche, le brochet maillé, la ouananiche, le touladi (truite grise) et d’autres poissons tels que le crapet de roche et la perchaude. Elles ne se cachent pas toutes dans les mêmes recoins du lac!

L’achigan à petite bouche apprécie les secteurs d’eau dans les zones rocheuses ou près de la végétation, tandis que le brochet maillé, se trouve près des herbiers et des eaux en zone sablonneuse, aiment la chaleur. Quant à la ouananiche, elle barbote davantage dans les eaux plus froides, et le touladi (truite grise) habite les fosses les plus fraîches du lac, donc les profondeurs.

Source : Wikipédia

 

 

 

 

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