Contente de retourner à l’école…

Un soir, je reçois un message de mon amie. Elle
m’apprend que sa classe est placée en quarantaine :
une personne a « testé positif » au coronavirus.
Panique, angoisse ! Sa famille est sens dessus dessous.
De mon côté, je suis stressée puisqu’on a joué au parc
ensemble hier. Trois jours plus tard, bonne nouvelle !

Mon amie a 11 ans.
Elle se plaît en présence de gens qu’elle connaît.
Un peu timide, elle est moins sociable que moi.
Chaque jour, elle voyage deux heures en autobus scolaire.
Elle étudie dans un programme intensif.
Durant sa quarantaine, elle était contente d’avoir moins
de devoirs, de pouvoir se lever plus tard et d’être plus
souvent avec sa mère qui faisait du télétravail.

Avant
L’expérience vécue par mon amie a été éprouvante :
« C’est certain que je suis stressée parce que j’ai peur
d’avoir la COVID. » Heureusement, elle a pu se faire
tester rapidement au centre de dépistage de Thetford
Mines. Le lendemain, elle passait le test.

Pendant
Après avoir obtenu un rendez-vous, mon amie et sa
mère se présentent, en auto, au centre de dépistage.
À la guérite, il faut prendre un ticket avec un
numéro. Dans le stationnement, elles attendent que
leur numéro s’affi che sur un écran géant. Quand ça
arrive, elles se présentent à l’entrée où on les attend.
Une fois dans le centre, une infi rmière leur demande
de remplacer leur couvre-visage par un masque
de procédure et de se laver les mains. Après avoir
donné les informations personnelles requises,
Rosalie et sa mère choisissent le test du prélèvement
par gargarisme au lieu du test par le nez : c’est moins
douloureux, plus simple. Elles sont contentes que ce
test soit disponible dans notre région. « Je n’aurais
pas aimé me faire entrer un coton-tige dans le nez. »

Après
La quarantaine de mon amie commence. Test positif
ou non : pas de contacts physiques avec d’autres
personnes que celles qui vivent sous le même
toit, pendant dix jours. Cette première journée en
confi nement n’en fi nit plus. Moi, pour la divertir, je lui
téléphone pour prendre de ses nouvelles. On se donne
rendez-vous sur Teams.

Elle me confi e sa crainte d’avoir donné à sa grandmère
la COVID. Elle ne voudrait pas que son père
arrête de travailler parce qu’elle est déclarée positive.
Ce qui va lui manquer le plus durant la quarantaine :
sortir dehors, voir ses ami.e.s.

Résultat négatif
J’étais aussi impatiente qu’elle de connaître le résultat.
Ma famille et moi aurions dû tous aller nous faire tester
si celui de mon amie avait été positif. Et la bonne nouvelle
est arrivée trois jours plus tard : « Ouf, je l’ai pas ! »

Une histoire qui fi nit bien
Mon amie a continué sa quarantaine en respectant les
règles sanitaires. On a fait plusieurs rencontres Teams,
même si elle avait des cours en ligne.
Finalement, ce qui m’a le plus surpris de mon amie, c’est
qu’elle avait hâte de retourner à l’école

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