Berce du Caucase : Une quatrième année de lutte commence

Pour une quatrième année, les organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches (OBV) reprennent la lutte à la berce du Caucase. « Les résultats des trois dernières années sont encourageants, mais la lutte n’est pas encore terminée », confie François Lajoie, directeur général de l’Organisme des bassins versants de la Côte-du-Sud.

Certains OBV ont déjà commencé à visiter les sites connus pour vérifier la présence de berce du Caucase et à arracher les plants présents. Les équipes valideront également les signalements reçus en ligne sur www.byebyeberceducaucase.com. Des mesures sont mises en place pour assurer la sécurité des employés comme des citoyens lors de l’éradication de cette plante exotique envahissante.

Cette période de l’année est propice pour commencer l’éradication. Elle reste facilement reconnaissable puisque la végétation environnante n’est pas encore assez importante pour faire de l’ombre à la berce. « L’essentiel, c’est d’épuiser la banque de graines au sol », insiste Sylvie Leduc, directrice générale de l’Organisme de bassins versants de la zone du Chêne. « […] une fois tombées au sol, les graines peuvent rester en dormance quelques années avant de germer. » D’où l’importance de poursuivre la lutte et l’objectif « zéro graine au sol ».

La berce du Caucase, envahissante et dangereuse pour la santé. Gracieuseté

La berce du Caucase peut mesurer de 2 à 5 m de hauteur alors que ses feuilles peuvent atteindre 1,5 m de largeur et 3 m de longueur. À maturité, atteinte en trois à cinq ans, la plante forme de grandes ombelles de fleurs blanches dès le mois de juillet. D’abord vertes, les graines vont brunir et tomber au sol. Le danger provient de sa sève, incolore et indolore, qui peut causer des brûlures importantes au premier contact avec la peau. Ces brûlures surviennent dans les 24 à 48 heures après le contact, car la sève s’active sous les rayons UV de la lumière naturelle ou artificielle.

La fin du projet, prévue pour le 31 mars 2021, a été reportée au 31 mars 2022. En effet, la crise sanitaire a ralenti les opérations et permis de poursuivre la lutte une année supplémentaire en respectant le financement accordé.

Source : Véronique Brochu

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