Par | Mylène Croteau
Je l’admets, j’adore les films d’épouvante, ceux à glacer le sang, les “thrillers” psychologiques et les documentaires concernant tout ce que l’humain ne peut expliquer. Le spectre est large : entités, êtres folkloriques (Bigfoot, l’Homme Papillon, les cryptides dans toutes leurs formes, les métamorphes), malédictions, objets maudits, objets volants non identifiés, orbes, phénomène de combustion spontanée, possessions démoniaques et lieux hantés. Heureusement, je ne suis pas une personne sinistre! Je visionne aussi des trucs moins glauques. Savez-vous, qu’au Québec, certains lieux ont une réputation louche, où des phénomènes bizarres auraient donné des frissons d’horreur à ceux qui les auraient éprouvés?
On souligne Halloween, mais en fait, pourquoi le fait-on?
La populaire fête d’Halloween arrive à grandes enjambées funestes (houuuuu) pour le bonheur des plus petits qui pourront manger sans remords (après tout, Halloween , c’est fait pour ça) pas mal trop de friandises sucrées. Déguisements clownesques, d’autres iconiques ou certains plus macabres, peu importe, tout plein de personnages se promèneront dans les rues, le 31 octobre. L’origine d’Halloween viendrait d’une fête celtique nommée Samain, célébrée il y a plus de 2500 ans en Irlande, en Écosse et chez les Celtes. Elle couronnait la fin des moissons et le marquait le début de l’année celtique. On croyait alors qu’une brèche s’ouvrait cette nuit-là entre le monde des vivants et celui des défunts. Au IXe siècle, sous l’influence chrétienne, l’Église catholique a déplacé la Toussaint au 1er novembre, remplaçant ainsi cette célébration païenne. La veille (31 octobre) est devenue All Hallows’Eve, dérivé du mot Halloween. Dans le folklore irlandais, un personnage nommé Jack, condamné à errer avec une lanterne a inspiré la coutume de creuser des citrouilles pour y déposer une bougie. Puis, 1850, contes et traditions de millions d’émigrants irlandais et écossais ayant traversé l’océan Atlantique pour fuir la famine, ont été introduits dans les coutimes festives au Canada et aux États-Unis.
Qui dit Halloween, fait référence aux entités fantomatiques et aux phénomènes surnaturels
Le Québec ne fait pas abstraction : certains lieux porteraient une énergies moins positives, plus malsaines. Voici certains lieux où vous ne rêverez pas d’y passer une ou deux nuits, en court séjour amoureux. Sauf pour les personnes friandes d’expériences surnaturelles, là-bas, vous serez supposément bien choyées!
Le Château Frontenac (Québec)
Symbole de la capitale, cet hôtel majestueux qu’est le Château Frontenac est associé à l’esprit de Louis de Buade, gouverneur de la Nouvelle-France au XVIIᵉ siècle. On raconte que son fantôme y rôde encore, fidèle à l’édifice qui porte son nom puisqu’il était comte de Frontenac. Il serait éternellement à la recherche de sa très jeune bien-aimée Anne de la Grange dans les couloirs du Château. Les visiteurs évoquent des apparitions fugaces, des bruits inexpliqués et une atmosphère singulière dans certaines chambres.

La Cathédrale de la Sainte-Trinité (Holy Trinity) (Québec)
Érigée en 1804, peu de temps avant qu’une épidémie de choléra frappe la ville de Québec, la cathédrale anglicane de la Sainte-Trinité aurait été le théâtre de plusieurs événements paranormaux. Plusieurs légendes parlent d’orgue qui se met à jouer tout seul dans le silence des lieux, ou de femmes qui pleurent ou qui hurlent à la lune…

Le quartier Griffintown (Montréal)
Marqué par plusieurs tragédies comme l’écrasement du bombardier Liberator, en 1944, la grande inondation et l’épidémie de typhus, en 1847-1878, le quartier Griffintown est le lieu de bien des histoires de fantômes. La légende la plus célèbre est celle de Mary Gallagher, une prostituée assassinée par décapitation en 1879. Son spectre reviendrait tous les sept ans, cherchant sa tête dans les rues de Griffintown. Ce réctit macabre est devenu un élément marquant du folklore montréalais.
L’Auberge Saint-Gabriel (Montréal)
Bâtie en 1688 par un soldat français, l’Auberge Saint-Gabriel, la plus vieille de Montréal, est un des endroits les plus huppés de la ville, mais ce serait aussi l’un des plus hantés. Une petite fille et son grand-père seraient morts dans un incendie ayant détruit une partie de la bâtisse au début du XIXe siècle, et on dit que leurs fantômes se promènent encore dans les corridors.

Le Square Dorchester (Montréal)
Auparavant appelé square Dominion, le square Dorchester a été construit au-dessus de l’ancien cimetière Saint-Antoine, où ont été inhumées, entre 1832 et 1849, de nombreuses victimes du choléra. Au fil des ans, plusieurs personnes présentes sur les lieux auraient éprouvé des malaises en entendant des voix marmonnant des prières, ou en voyant flotter d’étranges formes éthérées…
L’Asile de Sainte-Clothilde de Horton (Sainte-Clothilde de Horton
Anciennement connu sous le nom de la Maison Notre-Dame de la Chesnaie, ce bâtiment construit en 1939 a servi d’asile, administré par les Missionnaires du Sacré-Coeur. En 1953, l’endroit a été vendu aux Frères de l’Instruction Chrétienne. Ils y ont ouvert le noviciat des Frères de l’Instruction Chrétienne. En 1959, le 25 décembre, trois jeunes garçons trouvent la mort dans un incendie, après avoir joué avec un briquet dans un placard. En 1969, le gouvernement du Québec a transformé l’endroit en centre de réadaptation pour els personnes ayant une déficience intellectuelle et des troubles de santé mentale. Plusieurs sources du Web y font mention de traitements choquants (électrochocs et lobotomie) et d’abus physiques graves. En janvier 1988, un second incendie dévaste partiellement le bâtiment, lequel a été vendu à l’Église Adventiste du 7e jour, qui est rapidement, redevenu, tout simplement, l’Asile de Saint-Clothilde-de-Horton, mais sans occupants. Activités paranormales, phénomènes de voix désincarnées, apparitions fantomatiques comme celle d’une fillette d’environ 4 ans courant dans les bois toujours vers 4 h du matin… ont alimenté les amateurs d’expériences singulières pendant de nombreuses années, jusqu’en 2023, année de sa démolition.

Manoir Louis-Joseph Papineau (Montbello)
Géré par Parcs Canada, cette splendide bâtisse patrimoniale construite au XIXe est entourée de légendes et de témoignages de phénomènes paranormaux tous aussi fascinants les uns que els autres. En effet, ont souvent été rapportés en ce lieu, de scintillements de lumières, de portes s’ouvrant dans courant d’air, de bruits de pas et de voix provenant de pièces pourtant vides. Des visiteurs se disent observés, dans certaines chambres où il règnent une atmosphère oppressante, incitant les gens à penser qu’ils n’y sont pas les bienvenus. serait-ce Azilda Papineau, l’une des filles de Louis-Joseph Papineau qui roderait dans la manoir? Atteinte d’un retard de croissance et ne s’étant jamais mariée, elle a passé une grande partie de son existence recluse dans le domaine. Selon les récits populaires, son esprit errerait toujours à l’intérieur du manoir et dans les jardins. Les témoins décrivent une apparition brumeuse qui s’estompe rapidement dès qu’on tente de l’approche.

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