Bouclier anti-inflation et autres propositions : les mesures envisagées pour atténuer le fardeau des Québécois

À l’aube des élections, les différents partis y vont de leurs propositions afin de contrer l’inflation, qui, avec la santé, a pris une part très importante dans les débats.

Du côté de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault met de l’avant le fameux Bouclier anti-inflation, qui comprend quatre volets, soit une baisse d’impôt de 1 %, un nouveau montant ponctuel de 400 à 600 $, la bonification du crédit d’impôt pour les aînés de 70 ans et plus, qui passerait de 411 $ à 2000 $ par année, et le plafonnement à 3 % de la hausse des tarifs gouvernementaux au cours du prochain mandat. Cela s’appliquerait aux tarifs d’électricité, aux coûts d’immatriculation et du permis de conduire, ainsi qu’aux garderies et aux droits de scolarité.

Les autres partis ne sont pas en reste, et annoncent eux aussi leurs propositions pour contrer l’inflation. En ce qui concerne Québec solidaire, leur chef parlementaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a affirmé que le parti s’engagera à donner un congé de taxe de vente du Québec (TVQ) à tout le monde sur des milliers de produits essentiels, jusqu’à ce que l’inflation se calme.

De son côté, le Parti libéral du Québec s’est engagé à geler les tarifs d’Hydro-Québec et à abolir la TVQ sur les produits de première nécessité. Le « Plan portefeuille » de la cheffe Dominique Anglade prévoit aussi une baisse d’impôt de 1,5 % pour les deux premiers paliers d’imposition.

Le leader du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a mentionné que son parti offrirait les baisses d’impôt les plus substantielles, et financerait celles-ci en exploitant les hydrocarbures, en réduisant la taille de l’État et en éliminant les subventions aux entreprises. Un gouvernement conservateur abolirait tant les taxes sur l’essence que sur les biens de consommation usagés.

Pour ce qui est du Parti québécois, son chef, Paul Saint-Pierre Plamondon, a présenté sa stratégie de lutte contre l’inflation comprenant une allocation qui serait remise d’ici le 31 décembre. La somme s’élèverait à 1200 $ pour les personnes ayant un revenu inférieur à 50 000 $, et à 750 $ pour ceux qui gagnent entre 50 000 $ et 80 000 $. Les fonds proviendraient des surplus budgétaires engrangés par l’État (environ 6 milliards de dollars). Il propose également de doubler le crédit de solidarité afin de donner un soutien supplémentaire aux contribuables.

Selon Gérald Fillion, journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada, il faut se demander si toutes les mesures proposées auront un impact réel. Car ce qui importe avant tout, c’est d’aider les plus démunis, et il se questionne : est-ce que l’injection de toutes ces sommes est vraiment nécessaire ?

En terminant, mentionnons que la France tente également de contrer la hausse de l’inflation, avec son propre bouclier anti-inflation, bien que celui-ci aille beaucoup plus loin : remises sur le carburant, bouclier tarifaire sur les prix de l’énergie, hausse de 4 % des prestations sociales, aide aux étudiants, limitation de la hausse des loyers, etc.

Au sujet Guy Jacques

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