Chronique historique: Une belle d’autrefois encore présente chez nous

L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, survenu le 15 avril dernier, a ravivé, partout dans le monde, un sentiment d’attachement à l’égard de ce que l’on appelle le patrimoine bâti. Chez nous, comme ailleurs, on retrouve des gens qui veulent conserver le souvenir de ces bâtisses d’exception qui ont marqué leur enfance et attiré l’admiration des concitoyens autant que des visiteurs par la qualité de leur construction et la finesse de leur style.

Présentement, la Ville de Disraeli a mis de l’avant un projet de revitalisation du centre-ville. Ce projet consiste à financer, en partie, la transformation des façades de certains commerces pour leur redonner l’aspect qu’ils avaient à l’époque où ces magasins faisaient l’orgueil de Disraeli et l’admiration des gens du milieu autant que des visiteurs étrangers.

Nous voulons ici revisiter le vécu de l’une de ces belles bâtisses qui ont traversé toutes les époques de l’histoire de Disraeli : la résidence construite par Louis Maltais, tailleur.

Originaire de Chicoutimi, Louis Maltais, fils de Ferdinand Maltais et de Louise Bouliane, arrive à Disraeli vers 1890 avec ses parents et ses deux frères, Arthur et Luc. Arthur deviendra cultivateur, Luc exploitera la première fromagerie à Disraeli et Louis exercera le métier de tailleur d’habits et ouvrira une mercerie sur le terrain occupé présentement par le magasin Setlakwe sur la rue Champlain. Après 1925, le commerce de Louis Maltais sera vendu à Jacob Anto et à son associé, M. Zako. Le magasin Anto et Zako subira alors d’importantes transformations et deviendra le « Centre des modes masculines et féminines à Disraeli ».

En 1958, la Maison A. Setlakwe ltée de Thetford Mines décide d’installer un nouveau magasin ultra moderne à Disraeli. Elle fait alors l’acquisition du magasin Anto et Zako, qui sera déménagé sur la rue Champoux, et construit, sur l’emplacement libéré, un grand magasin. La vieille bâtisse relocalisée sera transformée en résidence privée. Elle est actuellement la propriété de M. Roger Grondin.

La même maison vue à trois époques différentes :

La mercerie de Louis Maltais vers 1915
Le magasin Anto et Zako vers 1945
La résidence de M. Roger Grondin vers 2015

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