Disraeli : un recueil naît de rencontres improbables

Le 13 décembre dernier, une vingtaine de personnes participaient au lancement du recueil Des lettres qui parlent dans les locaux d’Espace-Familles à Disraeli. Fières des 18 lettres que contient ce recueil, les six auteures célébraient l’événement en compagnie des artistes ayant participé au projet : Mme Micheline Lévesque, romancière, et Mme Micheline Proulx, aquarelliste. Le Cantonnier, initiateur de ce projet de médiation culturelle, se réjouit d’avoir mené à bien cet exercice d’écriture et d’expression.

Les participantes au projet du recueil Des lettres qui parlent, de gauche à droite : Sylvie Veilleux, responsable du projet, Marie-Pier Messier, Caroline Bergeron, Stéphanie Latulippe, Chantal Fortier et Caroline Lemay participantes. Absente de la photo : Élora Thibault. Photo par Caroline Jacques

L’automne dernier, pendant 8 semaines, Caroline Bergeron, Chantal Fortier, Caroline Lemay, Stéphanie Latulippe, Marie-Pier Messier et Élora Thibault se sont rencontrées afin d’écrire chacune 3 lettres aux personnes de leur choix. Pour les aider, elles pouvaient compter sur le soutien de Sylvie Veilleux, la responsable du projet du journal communautaire Le Cantonnier, et de Stéphanie Latulippe, intervenante à Espace-Familles et participante au projet.

Dans le cadre de ce projet de médiation culturelle, les participantes devaient aussi vivre une expérience artistique mettant en dialogue les œuvres, la démarche créatrice et les personnes. Elles ont eu le privilège de cotôyer à deux reprises l’auteure Micheline Lévesque qui les a entretenues sur son processus d’écriture et son roman Saga qui a remporté, comme Le Cantonnier l’annonçait en décembre, le Prix littéraire de Thetford.

La romancière a apprécié ces rencontres improbables : « En les guidant, je me suis vite rendu compte que ces femmes savaient où elles allaient et que mon rôle serait simplement de les pousser un peu plus loin. Leurs écrits enrichiront ceux et celles qui les liront. J’ai admiré leur générosité et leur ouverture. Elles se sont abandonnées dans leurs mots ».

Lors du lancement du recueil, quelques lettres ont été lues avec émotion. Certaines des personnes à qui elles s’adressaient étaient présentes. De tendres moments inoubliables ! La plupart des lettres portent sur des personnes significatives pour les participantes. Elles ne sont pas signées afin de préserver l’identité de ces femmes courageuses qui ont renoué parfois avec des souvenirs douloureux.

Photo par Karell Faucher, GraphiKa

Aquarelliste de Stratford, Micheline Proulx a réalisé les œuvres qui illustrent le recueil. « L’art est pour tous et au service de notre entourage. Ce partage, espère-t-elle, fera naître de l’émotion. »

Rappelons que le recueil Des lettres qui parlent résulte d’un projet de médiation culturelle présenté par le journal communautaire Le Cantonnier à la Ville de Disraeli. Ce projet a été réalisé dans le cadre de la mise en œuvre de l’entente de développement culturel 2021-2023 intervenue entre la Ville de Disraeli et le ministère de la Culture et des Communications.

Publié en 50 exemplaires remis aux participantes et aux organismes présents dans le projet, le recueil Des lettres qui parlent peut être lu sur le site internet du Cantonnier, soit le www.lecantonnier.com.

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