Jusqu’où les couleurs nous influencent-elles ?

Pas besoin de passer la société au peigne fi n. Pas besoin de faire d’innombrables calculs. Pas besoin de se munir d’une loupe et d’une pipe. Il suffit d’ouvrir les yeux pour remarquer qu’il existe des codes, des conventions dans notre société qui, selon moi, semblent défavoriser le noir et par le fait même les personnes de peau plus foncée.

Simplement dans le jeu d’échecs, il y a deux couleurs : noir et blanc. Quels pions commencent toujours ? Les blancs ! Même en musique, les notes blanches valent deux fois plus de temps que les noires. De plus, les chats noirs sont censés porter malheur ! Le noir est couramment associé au mal, à la tristesse, à la dépression, à la rébellion, à la mort, etc. Alors que le blanc représente constamment la pureté, l’innocence. Le drapeau blanc n’est-il pas un symbole universel de paix ?

De plus, avez-vous déjà remarqué que les méchants dans les films (Scar, Venom, Dark Vador, la Faucheuse) ont souvent un trait commun ? Oui, oui, ils sont impitoyablement cruels, mais ils sont aussi associés au noir ! Leur costume, leur repère ou même leur peau sont foncés !

Également, dans les expressions, le blanc est souvent positif alors que le noir est négatif ! Être blanc comme neige signifie « ne rien avoir à se reprocher » ; blanchir quelqu’un, « prouver son innocence ».

La magie blanche représente le bien, mais la magie noire est mauvaise. Aussi, des idées noires sont des idées suicidaires. Être la bête noire de quelqu’un signifie « être ce qu’il redoute le plus ».

Alors, est-ce que cette position envers la couleur noire, qui, depuis des années, est associée à des éléments négatifs, serait à la racine de l’attitude exécrable de trop de personnes vis-à-vis des personnes foncées ? Est-ce plutôt le besoin de se sentir supérieur à quelqu’un et le désir éminent d’avoir un souffre-douleur ?

Une couleur peut-elle, à elle seule, être à l’origine de toutes les atrocités vécues par ceux jugés inférieurs à la lignée des Européens ? Si l’on remonte au XVIIIe siècle, lorsque l’esclavage était à son apogée, on ne peut que constater toutes les souffrances vécues par les personnes noires. On entend encore les coups de fouet et les cris de douleur. On peut ressentir la tristesse des esclaves séparés de leur famille.

Est-ce qu’une différence aussi insignifiante que la couleur de peau peut avoir un impact si important sur notre manière de penser ? Non ! Je trouve cela intolérable ! Ce n’est qu’un trait banal comme la couleur des yeux. Noir, blanc, mulâtre, asiatique, ne sommes-nous pas tous des humains avec des sentiments qui méritent le respect ?

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