Par | Mylène Croteau
La cote Z, aussi appelée cote standard, est une mesure de position d’un objet par rapport à la moyenne du groupe. Cette mesure donne donc la distance entre une donnée et la moyenne du nombre d’écarts type. Au secondaire, le savant calcul menant à un chiffre, une cote, traçait la ligne entre les “bolés, les nerds”, les élèves dits “moyens” et les moins doués, portant le malheureux sobriquet de “cancre”. Une cote Z nettement supérieure à la moyenne des résultats d’un groupe, surtout lorsque l’enseignant.e avait la lumineuse idée d’afficher publiquement les notes, à la Polyvalente, suscitait soit l’admiration, l’envie ou la jalousie de la personne qui avait obtenu des résultats se distinguant statistiquement à la hausse de la moyenne.
Pourtant, l’intelligence cognitive n’en est qu’une parmi tant d’autres, car elle ne catégorise qu’une capacité générale de traitement de l’information, de mémorisation et de raisonnement logique, attestant d’une certain QI. Il y a un fait indéniable : un élève peut consacrer plus de temps pour se préparer à un examen d’histoire, tandis que l’autre, y consacrera moins de temps. L’un n’est pas moins intelligent que l’autre : peut-être que cette matière l’intéresse peu ou peut-être que la rétention de données historiques (dates, lieux, personnages impliqués, etc) n’est pas le point fort de son cerveau. Il excellera davantage dans la résolution de problèmes. La chimie, les mathématiques ou la physique, seront probablement là où l’étudiant sera plus habile.
Pour un autre, dont le rythme musical ressenti et les mouvements de son corps sont plus fluides, lui permettront de se démarquer. Parler uniquement de QI et de cote Z, ne reflète pas la réalité. Malheureusement, le milieu scolaire n’apprendrait pas à ceux qui le fréquente les formes d’intelligence, ce qui serait peut-être soutenant lorsque vient le temps de choisir une voie “intellectuelle”, aux études supérieures (Cegep, université) ou un plus manuelle (mais aussi théorique) dans le cas des AÉC ou DEP, par exemple.
Les auteurs ne s’entendent pas sur le nombre de catégories d’intelligence. Certains en distinguent 5, 8 ou 12. Howard Gardner, psychologue américain et professeur de sciences de l’éducation à l’Université Harvard et professeur de neurosciences à l’Université de Boston, identifie neuf formes distinctes de compétences humaines plutôt qu’une seule intelligence mesurable par le quotient intellectuel.
- Linguistique / Verbo-linguistique : Aisance avec les mots, l’écriture, la lecture, la rhétorique et les langues
- Logico-mathématique : Capacité à raisonner, à calculer, à résoudre des problèmes abstraits et à analyser des logiques
- Spatiale (visuelle-spatiale) : Capacité à se repérer dans l’espace, visualiser en 3 dimensions et à manipuler des images
- Corporelle-Kinesthésique : Maîtrise du corps, de la coordination, de l’équilibre et de l’habileté manuelle
- Musicale (Rythmique) : Sensibilité aux sons, aux rythmes, aux mélodies et aux tonalités
- Interpersonnelle : Capacité à comprendre, à interagir et à empathiser avec les autres
- Intrapersonnelle : Connaissance de soi, introspection, gestion de ses émotions et de ses motivations
- Naturaliste : Capacité à observer, à identifier et à classer les éléments de la nature et de l’environnement
- Existentielle : Réflexion sur les grandes questions de la vie, la philosophie et le sens de l’existence
Tout le monde a deux formes d’intelligence prédominantes et une troisième élevée. Inversement, trois de ces formes seraient en déficit flagrant. En ce qui me concerne, elles sont facilement identifiables : logico-mathématique, spatiale et corporelle-kinesthésique.
Et pour vous?
Source: Web
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