Des cadavres de verres de carton ayant déjà contenu du café. Des résidus d’emballages de papier cirés ayant manifestement abrités un sandwich. Des monticules de mégots de cigarette traînant ci et là. Quel magnifique spectacle édifiant pour une race, l’humain, qui se dit civilisé. Sur ce point-là, et uniquement sur ce point-là, je répète, on est passé à côté de l’acte soigné, exempt de déchets sur le bord des routes. Mais comment des emballages divers et des verres peuvent se retrouver aux abords des chemins, de nos superbes routes de campagne? Vraiment, je m’interroge. Et je ne trouve aucune excuse à ce comportement qui me semble étrange, vaniteux, même, comme si l’on croyait que la terre avait la capacité de s’autogénérer. Absurdité! Elle ne fait que se dégrader sous le poids des « cochonneries humaines ».
Admettons qu’un conducteur ne dispose pas d’un sac de plastique faisant office de poubelle dans sa voiture. Il peut, à tout le moins, mettre ses artéfacts sur le plancher de sa voiture, qui lui, ne doit pas être si dégoûtant. S’il arrête à une station-service, il peut jeter ses déchets. Chose faite. Sinon, arrivé au domicile, cela fera évidemment l’affaire. Peu importe qui nous sommes, nous avons tous et toutes des poubelles à la maison.
Il est facile de prendre un rebus, d’ouvrir la fenêtre de sa voiture et de lancer au loin nos magnifiques cadeaux à la nature, qui elle, en vomit quasiment, en sens figuré. L’estomac de la nature n’est pas conçu pour digérer carton, papier ciré, plastique et verre. Cela ne fait que laidement décorer le bord de nos belles routes. Un geste simple, que de garder ses déchets dans sa vouture pour les disposer de façon que je dirais intelligente. Mais semble-t-il, se responsabiliser dans la gestion de ses déchets serait, pour certaines personnes, une mission un peu inatteignable.
Nous sommes fiers / fières de dire que nous vivons dans un bel endroit, une belle région. Mais quand je vois au printemps des déchets émerger de la route 263, alors que la neige fond, j’ai franchement envie de devenir irritée. Citoyens et citoyennes, je vous exhorte amicalement à ne plus jeter vos « petites vidanges » dans la nature.
Sur une note un peu plus, humoristique, il y a plusieurs années de cela, une histoire un brin loufoque mais renommée véridique m’a été racontée. Une famille roulait sur une route secondaire quand soudainement et de façon effrontée, l’un des occupants de la voiture devant eux a nonchalamment jetée une couche de bébé souillée. Laquelle a atterrit directement sur le pare-brise de la voiture qui suivait. Imaginez le dégât. Ne laissez pas trop aller votre imagination… vous pourriez sentir une odeur qui n’est pas autour de vous. Ouach. Mais quel culot. J’en ris en vous écrivant ces lignes. Comme quoi une situation cocasse peut faire sourire!
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