Pour se trouver du travail

À première vue, l’avenir semble incertain. Le taux de chômage vient d’atteindre 8,8 % en janvier selon la dernière édition de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada. L’Institut du Québec (IDQ) notait un taux de chômage de 5,1 % avant la pandémie. C’est donc une augmentation de 3,7 % depuis environ un an.

Mais Statistique Canada indique aussi que l’emploi a reculé essentiellement dans trois secteurs particulièrement touchés par les mesures de santé publique, soit l’hébergement et la restauration, le commerce de détail, l’information, la culture et les loisirs. Bien sûr, la situation pandémique est temporaire. Mais il n’est pas certain que tous les emplois perdus soient retrouvés. La pandémie se poursuit et la valse confinement-déconfinement risque fort d’entraîner des fermetures définitives, malgré l’aide gouvernementale avec la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et la Prestation canadienne de relance économique (PCRE).

Par ailleurs, d’autres secteurs d’emploi se sont développés. « En santé, en enseignement, en services professionnels, scientifiques et techniques, en technologies de l’information (TI), il y a énormément de besoins », souligne Mia Homsy, présidente-directrice générale de l’IDQ. De nouveaux postes apparaissent et se développent, que ce soit gestionnaire de données, facilitateur de télétravail, agent de sécurité virtuel, nettoyeur de vie privée virtuel… Selon l’Association québécoise des technologies (AQT), plus de 6500 travailleurs manquaient déjà dans ce domaine avant la pandémie. La recrudescence du commerce électronique et le télétravail ont amplifié le manque de main-d’œuvre.

Il est clair que le marché du travail ne sera plus pareil après la pandémie. Des occasions d’adaptation se profilent. Il y a un avenir à découvrir !

Pouvoir se réorienter
C’est connu, il est difficile financièrement, mais aussi psychologiquement de se réorienter dans le monde du travail. C’est encore plus difficile lorsque le changement est imposé par les circonstances. Mais une réorientation de vie professionnelle peut aussi devenir un « ressourcement d’après tempête ». La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement du Québec vient de mettre en place diverses mesures pour aider les gens à se réorienter dans des domaines d’avenir. C’est le Programme d’aide pour la requalification des chômeurs affectés par la pandémie (PARAF). Pour connaître les détails du programme, visitez le https://www.quebec.ca/emploi/programme-aide-relance-augmentation-formation/.

En temps « normal », on ne se fait pas payer des études et offrir une allocation hebdomadaire de 500 $ pour être aidé à se réorienter et ainsi alléger les charges financières et mentales d’un retour aux études. C’est le cas avec ce programme. En plus de l’allocation, le gouvernement assume les frais de scolarité, les frais de déplacement et les frais de garderie. Les domaines ciblés sont les technologies de l’information (TI), les soins de la santé et des services sociaux ainsi que la construction.

Évidemment, tous les métiers ne nous conviennent pas. Il faut s’engager dans un métier à son image. Pour explorer le tout, visitez le site Emploi d’avenir au www.emploisdavenir.gouv.qc.ca/. On y trouve une foule d’informations sur les métiers admissibles au PARAF, non seulement sur les tâches, mais aussi sur les types de personnes correspondant à ces métiers.

Voilà une occasion de transformer sa vie, pour qui le désire.

Au sujet Jacques Beaudet

Jacques Beaudet

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